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Sarko s'est fait pirater son compte en banque. Selon une indiscrétion du JDD, des "malotrus" plutôt doués, auraient récupéré les coordonnées bancaires du président et effectué quelques prélèvements sur le compte du fonctionnaire le mieux payé de l'Etat (20 000 euros par mois).

Si l'histoire remonte au mois de septembre, elle prouve à quel point nous pouvons faire confiance à l'inviolabilité de ce monde numérique fait d'EDVIGE et d'EDVIRSP, ainsi qu'aux banques. Pour qui une rallonge de 370 milliards vient d'être votée il y à quelques jours. Avec la complicité du MODEM et celle du silence socialiste. 

Et si la mésaventure rappelle au chefaillon combien la fonction ne peut être garante d'une immunité absolue, elle ne saurait précéder une humilité présidentielle. Car comme on pouvait s'y attendre le procureur de la République de Nanterre à été saisie par les avocats du gouvernain, qui dépose là sa énième plainte (SMS du Nouvel Obs, révélations de l'ancien patron des RG, affaire du tshirt...) en à peine 17 mois de fonction présidentielle. Certes cela nous ramène à la profession d'avocat de l'homme à talonnettes, mais tend surtout à éclairer son foutu caractère procédurier. Fait d'un autoritarisme pathétique et d'une incapacité notoire, à tolérer la vérité et la contestation.   

Une société anglo-saxonne où l'Etat démissionnaire fait autant confiance aux marchés, pour réguler l'économie, qu'aux prétoires pour juger de nos existences. Légiférant comme on rend justice sur les plateaux de Julien Courbet. En oubliant sciemment d'avoir la même rigueur à l'égard des chefs, des cheffaillons et de leurs complices du patronat et de la finance.
600 millions d'euros égarés par 3 traders de la Caisse d'Epargne, après les 4 milliards du braqueur Kerviel. Autant de victimes expiatoires d'un système flingué. Aux mains des talibans d'occident, qui ont imposés la burka à la Justice.

En France, elle porte aujourd'hui les stigmates du "Datisme". Cette indigestion de-photos-de-gosse-dans-le-tiroir. Cette pathologie du luxe, comme des frustrations que l'on expulse. Cette défiance absolue à l'égard du corps social représenté. Cette tentation du vice, de la procédure, de l'humiliation. D'une justice empreinte d'émotions vulgaires. Qui lapide tous les soirs à 20 heures.
Poussant même le plus coincé des syndicats à réclamer un syndicalisme de combat.
Contre les tribunaux que l'on ferme. Contre le temps que l'on perd. Contre les moyens que l'on arrache par la force. Contre l'esprit inique des mesures.
Pour cette idéal de justice, perdue quelque part, que l'on ne rendra jamais à Denis Robert. Souillé par le rouleau compresseur des voyous de ClearStream. Que l'on ne rendra probablement jamais à la famille Fofanna. Réveillée par le bruit d'une porte que l'on défonce. Pour des baskets blanches que l'on a reconnu dans l'obscurité d'Octobre. Alors on entre, on frappe, on braque et on embarque. Sous les huées de la France (vidéo ici). Celle d'ailleurs. Oubliés elle aussi quelque part. Qui n'a de représentation de son pays, que la visière d'un flic et le goût amer du sang que l'on ravale.


Et on voudra bien nous servir le crétinisme de Bernard Laporte matin-midi-soir. Celui d'un pouvoir castrateur. Qui à pour lui le taser, le fumigène, le-bélier-défonceur-de-porte, la loi, l'amour amnésique du drapeau tricolore, les balles, l'immunité pour les balles, la maille et les paroles au Karchër. Mais il faudra écouter les pleurs d'une gamine de 10 ans, à qui des hommes casqués et lourdement armés arrachent le frère, pour comprendre où nous en sommes vraiment.

Sus aux contrôles de papiers. Sus aux perquisitions. Sus aux balles perdues dans les commissariats et aux génocide sociale, la France d'ailleurs - des coursives et de la débrouille - à toujours su défier la police politique et antisociale. Elle sait l'outrager. Elle l'a siffle dans ses stades. Elle l'a brûle à la Saint Sylvestre. Et si elle ne finie jamais par politiser cette haine légitime. Et si on ne lui reconnaît aucuns droits élémentaires.

Que lui reste t'elle?