18 mars 2009

Philippe Marlière quitte le PS...pour le NPA

gauche_caviar







Un militant qui passe de Solférino à Montreuil est un mercato politique honorable pour mérité d'être souligné. Peut être est il annonciateur d'autres déconvenues pour ceux qui préfèrent les lambris de la cour, aux fumigènes du Printemps qui s'annonce. Comme autant de Charlie devenu Siné. Un socialiste de 20 ans rejoint donc le NPA de quelques mois. Dans un courrier posté sur le site Contretemps et reprit par La Louve, l'homme revient sur son parcours et explique son choix

Philippe Marlière est maître de conférences en science politique à University College London. Il a rejoint le PS à la chute du mur de Berlin. A l'époque, Tonton muselle depuis longtemps l'espoir-de-croire-à-quelque-chose et le militant se dirige naturellement sur l'aile gauche du parti. Il y a là, des Mélenchon des Filoche et même des Julien Dray. Cette gauche socialiste, souligne t'il, reste « le seul courant qui fournit un encadrement politique à ses membres, qui débat, qui étudie l’histoire du mouvement ouvrier, qui élabore une critique du capitalisme financier et qui porte un intérêt aux questions internationales ». Leurs acharnements à tirer la couverture vers plus de mieux, est sans cesse combattue par les autres courants du PS

Jusqu'en 2002, la gauche socialiste gagne en audience au sein d'un parti, qui tente vainement de se rappeler d'où il vient. Le blairisme ambiant, la gauche plurielle qui mue très vite en gauche-plus-rien et la raclée d'avril 2002, finissent d'achever le rencard que s'était fixé certains avec la-force-d'y-croire. A partir de cette date, tout n'est plus alors qu'émiettement. Pour Philippe Marlière « Il n’est pas rare que des dirigeants opportunistes et marqués à droite rejoignent l’une des factions de « gauche » avant de repartir au congrès suivant vers un courant qui servira mieux leur carrière (Montebourg, Peillon) »

En 2005, « après avoir...manipulé les chiffres du vote interne sur le traité constitutionnel (le Non l’emportait), Hollande et la droite du parti parviennent à dérober aux militants la victoire du Non ...Ils étouffent dans l’œuf toute critique de gauche »

En 2007 Royal « ne tient pas compte du programme socialiste, au demeurant peu à gauche. Elle mène une campagne droitière axée sur les questions d’ordre public. Elle déserte le terrain social que vient occuper Sarkozy. Le PS perd une élection qu’elle abordait dans une position de force et la direction hollandaise n’est même pas critiquée »

Le congrès de Reims, semble finir d'achever les derniers enthousiasmes de Philippe Marlière. « l’union historique des gauches socialistes réunies autour de Benoît Hamon ne recueille même pas 20% des voix », et « le coup de barre à gauche promis par Martine Aubry fait long feu »

C'est ainsi que l'ex militant de Solférino en arrive ainsi à dénoncer cette « étrange démocratie socialiste » dans laquelle « le phénomène de dépossession des voix militantes par le personnel professionnel de la politique est bien connu ». Ou « les débats sur les motions lors des congrès sont menés au pas de charge, les synthèses de textes sont réalisées de manière opaque, les alliances de congrès sont le fait du Prince » et , ou, insiste t 'il, « la présidentialisation du parti dépolitise les débats et favorise l’émergence de dirigeants carriéristes et populistes »

La position du Parti Socialiste sur l'échiquier politique, entretenue par l'identification que lui en fait le peuple de gauche, fut elle « dominante », elle n'est pas pour autant, selon Marlière, « Hégémonique ». Laissant croire qu'il n'est pas « à exclure que, sur le long terme, le PS connaisse le même destin que la SFIO à la fin des années 60. Sur le moyen terme, le NPA est le mieux placé à gauche pour recueillir les voix des électeurs qui votent socialiste faute de mieux »

Car n'en déplaise à certains, « Le nouveau parti rassemble...Il est résolu dans son combat contre le système capitaliste et pour une société solidaire...Il est aujourd’hui rejoint par des jeunes, des femmes et des individus des classes populaires, un phénomène unique à gauche aujourd’hui » et offre « Une perspective aux militants et aux sympathisants du PS qui n’ont pas renoncé à leur aspiration à un monde plus juste et plus démocratique »


Entretien vidéo sur le site du NPA (vignette en bas sur la droite)

Posté par carlogiuliani à 16:25 - Commentaires [2] - Permalien [#]

Commentaires sur Philippe Marlière quitte le PS...pour le NPA

    npa

    tout juste !c'est le seul espoir qui reste !

    Posté par josiane, 20 mars 2009 à 12:38 | | Répondre
  • Je crois effectivement que le NPA redonne espoir à tout un peuple de gauche qui en avait marre de mettre un voile sur ses convictions sous prétexte de réalisme économique.
    Le NPA représente le grand intérêt de remettre de l'utopie en politique. Le rêve, il n'y a que ça qui fait avancer.

    Posté par leunamme, 28 mars 2009 à 15:33 | | Répondre
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