budget_elysee_2008























Si vous n'avez pas aimé Sarkozy en bleu d'ouvrier, sueur-haut-le-front-national, du "travailler plus pour gratter plus", c'est que vous n'êtes pas collaborateur à l'Elysée. Et moi qui en fait les poubelles depuis que le temps s'est mis à nous mettre en joue, sous un monceaux de 80 000 disques de l'échalas-du-piémont, de tests de grossesse et de boites de l'exomil...j'ai soulevé une montagne.
98 collaborateurs fraîchement échappé de l'asile d'HEC qui ont vu leur salaire augmenter de 26,8% en 2007, le verront prendre 20% de plus cette année. En vrai le loup à été levé par un socialiste apparenté, René Dozière. C'est lui le spécialiste. Parce que pour tout vraiment comprendre, y'a aussi une annexe au projet de loi de finances. L'alignement des dotations en page 8 fout le vertige. Et comme c'est en ce moment que l'on boucle les budgets, c'est tombé en plein pendant la courante du capitalisme. Pas de bol pour les français, qui ne recoudront pas leurs poches cet hiver.
D'ailleurs Paillé, paillasson à l'Elysée, n'y va pas quatre chemin pour expliquer le pourquoi de l'indécent. Interrogé par France Inter il explique que "ces collaborateurs, qui ne sont pas très nombreux, sont extrêmement sollicité dans un cadre qui dépasse la durée légale du travail". Au cas où vous n'aillez pas pigé pas que, la France qui se lève tôt doit aussi se pieuter tard, le porte flingue du Palais vous le réexplique.
Pire, Paillé n'hésite finalement pas à conclure, sur l'adage que "Tout cela a un prix. La France en tire satisfaction. Bien évidemment, ça n'est pas gratuit". A peine 112,33 millions d’euros pour l'ensemble du budget de l'Elysée (11,45% d'augmentations).

Si c'est dans la vieux pots que l'on fait les meilleures soupes, c'est dans les poubelles de l'Elysée qu'on retrouve les crasses de la France.

Croyez le bien, en moins d'une semaine la France s'est sentie capable d'aligner 340 milliards et 112 millions pour ses monuments de l'usure et de l'inutile. Comparé aux 30 milliards susceptibles de résoudre la faim dans le monde, c'est comprendre qu'il ne s'agit plus d'actes immoraux mais d'actes criminels.   

En bon remue merde je n'irais pas toutefois à conclure que les sifflets du Stade de France, venuent écarquiller les oreilles de l'histoire colonialiste de la France, voulaient aussi étouffer l'écho des fêtes que l'on joue pendant ce temps là au Palais de l'Elysée.

Non je n'irais pas jusque là. Puisque la farce médiatique s'en est emparée. Et Gérard Carreyrou dans France Soir, le meilleur d'entre tous. A meugler comme un accidenté autrichien, que, "Si ces gens là, qui sifflent la Marseillaise, n'aiment pas la France. Qu'ils l'a quitte!".

Non je n'irais pas jusque là. Mais eux, jusqu'où les laisseront nous aller?