27 février 2009
Sarko dans l'Ain...la matraque pour tous les autres
William Irigoyen est le présentateur du journal d'ARTE, qu'il présente en alternance avec l'allemand Jürgen Biehle à 19h45. William cache dans ses mots une douce ironie. William fronce les sourcils lorsqu'il parle de ceux qui portent des talonnettes. William à fait une "grande" école de journalisme, le CELSA. William porte le costume sombre, la cravate, la carte de presse mais quoiqu'il en soit, d'être ce bon petit soldat ne suffit pas, William à cette façon de ne pas aimer le président français
Jeudi, Sarko a eu la bonne idée de se rendre dans une usine de sous traitance automobile, Plastic Omnium, à Ste Julie, dans l'Ain.
Comme il est su de tous, les déplacements de Sarko relèvent désormais du même mécanisme que les St Sylvestre strasbourgeoise. Dans un cas, le nombre de voitures brûlées indique la bonne santé des jeunes à concevoir des cocktails molotovs. Dans un autre le nombre de flics déployés nous informe sur l'état de l'opinion. Et comme notre homme descend dans les sondages à mesure que grimpe le chômage, dixit William, les préfets ont plutôt intérêt à mobiliser les réservistes de l'armée et prendre du Tranxen.
Régis Guyot, préfet de l'Ain depuis quelques jours, tient à sa place. Il a vu les choses en bien, en grand, en parano comme l'affectionne si bien ceux qui rajoutent des extensions de caoutchouc sous leurs pompes. Journalistes, curieux, badauds, fous et travestis excluent d'un périmètre d'au moins 10 km. Barrages de gendarmes, motards, tireurs d'élites et gros bonhomme à oreillettes. Jusqu'au convoyage des journalistes en bus, un peu à l'image de ce qui se fait lors des conflits armés, tout doit être sous contrôle. La France en état d'urgence, seul TF1 est autorisée à filmer. Plans serrés du Conducător qui serre la main aux syndicalistes, sans leur adresser le moindre mot. Table ronde avec invités triés sur le volet. Mèches molles, fourrures et acquiescements obligatoires.
Alors s'il ne nous est pas encore interdit de pouffer sur ce spectacle, se pose toutefois la question du rôle des journalistes. Et moins de ceux qui rendent compte des coulisses, que de ceux qui valident, acquiescent et retransmettent.
Se pose la question du tapin de la parole publique. Quand l'autorité représentative vient à flirter avec l'occupant de l'Elysée. La question du Préfet qui déporte, expulse, enjoint la force publique de chasser et matraquer, lorsqu'il ne décide pas de faire fi des lois en vigueur.
Se pose la question de la sureprésentation de l'un, par dessus les libertés de tous les autres. La question du "je" qui noue le nous, jusqu'à la suffocation
Big up à William
Billet inspiré par les mots ont un sens
26 février 2009
Guadeloupe indépendante, le Figaro fait son trou dans le mensonge

On a envoyé un tracteur contre l'Intersport de Dillon. Pour faire un trou dedans et puis se servir. Ca c'est passé près de chez vous, en France. La police est intervenue. Elle a protégé le Carrefour, elle a tentée de faire quelque chose pour l'Intersport mais elle n'a rien pu pour un autre. Un trou dedans pour se servir. Arracher les joggings, les chaussettes de rando, les lunettes de plongée et s'arracher sois même. C'est comme ça lorsque la Martinique s'énerve. C'est comme ça lorsque la Guadeloupe s'énerve. C'est comme ça lorsque à la périphérie des villes, des gens encagoulés s'énervent. On fait des trous dedans. On casse tout ce qui nargue. On rattrape le temps perdu à ne pas savoir pourquoi on est différencié par l'origine, l'adresse, la couleur de peau, la taille des lèvres, la proportion des éclats de sang dans les yeux...et non par le logo que l'on porte
La Martinique s'est emparée de la flamme de la Guadeloupe. Contagion? Non! Ras le bol, rien à foutre, tant pis, tant mieux, bien fait, étranglement, blanc seing d'impunités pour la vie trop chère payée. Alors des trous dedans. En attendant en métropole on ouvre naturellement son Figaro pour éviter les éclats de boue. On y lit en gros et gras "les idées saines" de Serge Dassault, son actionnaire, son marchand d'arme, son sénateur UMP, son "On réduirait carrément les aides aux chômeurs, ce serait quand même plus efficace"
Le sondage qui dérange, est annoncée. 51% des métropolitains sont favorables à l'indépendance. C'est en une, en 2 dans un article sur "les pratiques musclées du LKP" et puis en tout petit, le complément d'information de ce sondage. Inversement disproportionné. 80% des antillais sont attachés à la France. 68% des métropolitains sont attachés aux Antilles. Et de toute part, pour les 3/4, on dénonce les inégalités et la vie chère.
Le sondage est signé OpinionWay. Un organisme qui n'ausculte pas l'opinion des trottoirs mais rassure son commanditaire. Et lorsqu'il n'est plus possible, on bidouille, on trompe et on réduit en corps 10 ce qu'on ne voudrait jamais qu'il soit su. A l'agonie patente, le mensonge n'est rien qu'une autre peur qui s'ajoute à une autre. Peur de manquer, peur des caténaires sur les trains, peur des l'Iran, des jeunes qui crachent par terre, de la réduction du temps de travail, peur des trous dedans, des palestiniens, d'Hugo Chavez et du dernier sondage BVA/Orange. Relegué dans une brève et qui donne 41% d'opinions positives à Sarkozy. Il perd 6 points, un peu de ses talonettes et de sa mèche molle. Le Figaro n'est pas de droite, permettez moi, il est sarkozyste. Renflouée à temps et à souhait, on y fait pas la grève de la faim comme dans le Libé de Rotschild et Joffrin. On y demande pas collecte, comme il fut un temps pour Politis, dans lequel l'indépendance ne se sonde pas mais se lit. On y appel pas à l'aide comme Témoignage Chrétien. Croyant, certes, mais dans l'Homme. Ceux pour qui les trous dedans veulent dire quelque chose
10 février 2009
A quoi sert Quitterie Delmas?
Un jour il faudra expliquer à nos gosses pourquoi entre le 07 février et le 10 du même mois de février 2009, la blogosphère ne parlait plus que de Quitterie Delmas
J'ai rencontré assez de fois Quitterie Delmas pour satisfaire à votre curiosité. Sa voix est réellement éraillée. Son engagement sincère, sa disponibilité réelle. Militante Modem (sic), elle s'est faite une spécialité pour rendre Bayrou nettement compatible. Son blog donne toute la mesure du militant centriste XXIème siècle. Il est net éthique, facebookement lié, entend défendre la cause tibétainne, se ligue pour la planète, les femmes, le commerce équitable...bref une vaste boutique de bons et loyaux services à rendre
Il en va de cette génération installée, disposée, disponible et intellectuellement influente d'avoir héritée de bonnes écoles, d'un crédit à 4% pour l'appart, de moeurs libérés, de meubles Ikéa et d'un ordinateur à haut débit. Si Quitterie Delmas en est, je pourrais moins lui en vouloir de ne pas avoir choisie, que d'avoir cru certaines choses possibles. Dans un post, multi commenté, elle explique pourquoi le compromis politique la pousse à quitter le MODEM. On l'a dit désormais débauchable par les royalistes de Désir d'avenir, elle dément.
A l'occasion de cette fuite précipitée, la blogosphère s'est donc réveillée avec un gout de pelure au fond de la gorge, qui nous fait dire que la nette domination de l'orange ne répond jamais aux questions qui me tarabusque depuis :
Comment convaincre sans savoir? A quoi sert d'être vaguement de gauche? et donc à quoi sert Quitterie Delmas?
Convaincre sans savoir. Internet ne sait pas, il imagine
Interviewé sur Rue 89 Olivier Besancenot rappel que, surexploité lors du mouvement alter mondialiste, le net n'a pas su entrainer le monde. Parce que le monde ne numérise pas perpétuellement son existence et ses combats. Il les vie. Aussi difficile et jouissif que cela puisse être. Et comme l'urgence sociale n'appelle pas qu'a un post, je préfère la réappropriation à l'attente improbable d'un décret. Jeudi Noir aux palabres du ministère du Logement. SUD à à l'ombre de la CFDT qui signe plus vite qu'elle. Le débat aux meetings. Le réel au virtuel et le NPA à tout le reste
Un carcan de luttes à mener bruissent à l'horizon, a quoi pourrait servir de ne rester que dans la toile?
En réalité, la blogosphère se fout pas mal de savoir comment les gens
s'arrangent pour becter le 3 du mois. Elle ne sait pas encore être autre chose que le reflet de la société. Bien entendu il ne fallait pas s'attendre à ce que la caisière et le métallo puisse tenir à jour leurs blogs. Bien entendu je participe à la mascarade.
Si internet est le relais des souffrances et des rendez vous à honorer. Si internet brise l'enclavement, converge, instruit, qui sait mieux qu'une mobilisation populaire donner le change au mépris?
Vaguement de gauche
On lit donc du Médiapart, du Christophe Ginisty, du Monde, du Nouvel Obs et du Quitterie Delmas pour chercher à comprendre le pays dans lequel...ils vivent. D'un compromis si aisément corruptible, qu'il ne sait renvoyer qu'à des réunions le 18. Lorsque l'on retire des textes dégueulasses, sans créditer leurs alternatives. S'opposer à Edvige, Nicolas et Valérie ne servant à rien tant que l'on n'est pas foutu de mettre son corps, entre le clandestin et le charter. Entre le Cac et le galérien. Tant que dans ses mots n'existe pas la colère des nôtres. Car grand bien fasse à ceux qui ne liront rien de tout cela, qu'on ne souhaite pas "changer la règle du jeu mais changer le jeu"
Quitterie Delmas
Au final la principale intéressée nous impose une larme à l'oeil, en concluant par un "Résister c'est créer, créer c'est résister". J'aimerais le voir sans la naïveté vivace qu'il l'entoure. Car ne sert à rien, Quitterie Delmas, de dire que l'on ne veut pas être comme eux, en validant leurs sentences
07 février 2009
i screwed up!
Si
On supprime la taxe professionnelle de l'Iran, elle nous devra 1 milliard 400 milles euros et ça ne coutera pas un centime au contribuable. Ce n'est pas moi qui le dit, c'est Frédéric Lefebvre :
La dénonciation est un devoir républicain
Comprenez désormais qu'avec Le Cleach qui relance avec du vent, comme Devedjian, on est de plus en plus nombreux à s'insurger contre les antennes relais. A ce stade, le dauphin du XV de l'Irlande peut bien incendier l'Australie, on l'obligera quand même à chanter la marseillaise. Au final, ce n'est pas un an de suspension recommandé qui fera se taire l'Outre Mer. Yves Jego en sait quelque chose, lui qui est plongé dans le coma depuis 1992. En outre, il ne faudra pas non plus dire "LOL" c'est "l'Eden à l'Ouest" tant que les "Noces Rebelles" avec le pouvoir de continuerons de tirer sur des manifestants désarmés
J'accuse
dira même Le Clémenceau, constatant que la neige paralysait momentanément les départs aux mondiaux de skis de Val D'Isère
Sarkozy
répondirent en chœur 600 soldats allemands qui allaient découvrir l'incroyable cavale des banques dans les nouvelles centrales EPR, qu'avait décidé de faire construire Sébastien Chabal. Une recherche en colère, plus tard, Jo Biden avouera même que Jean Pierre Pernault reste le présentateur n°1 des fraçais. Et qu'avec la remise des Globes Awards au Juge Burgaud
D'avoir foiré
lui fera faire cette confidence à Olivier Besancenot : "Ici Cactus nous allons finir dans l'Hudson"
Alors,
Si après tout ça, vous ne comprenez toujours pas pourquoi Kouchner pousse le leader d'extrême droite Liberman à négocier, chez lui, à Gandrange, le 18 février prochain...je n'ai plus qu'à vous dire:
Casses toi pauvre con!
05 février 2009
NPA, des couteaux et des fourchettes
Il faudra 3 jours à la LCR pour muer et pour donner suite aux paroles engagées depuis 1 an, elle deviendra officiellement le Nouveau Parti Anticapitaliste. On peut prêter à ceux qui en sont, un sectarisme professoral et moustachu. Une légèreté naïve, que porterait des milliers de visages de poupons. Comme celui d'Olivier Besancenot. On peut aussi dire qu'ils ont avec eux, le secret bien gardé, l'entrisme compulsif ou encore cette paranoïa qui empêcherait la convergence des forces. Et pour autant que cela puisse être vrai, les honnêtes citoyens que nous sommes devenu par la force des choses imposées, conservent pour eux la raison et le choix. Les choses prennent le sens que nous leur donnons et je n'ai simplement pas souvenir que le RPR, qui a chié l'UMP dans un excès de colère xénophobe, ai passé autant de temps à redonner un sens à la parole des Hommes. L'offrant plutôt à un seul. Le plus petit d'entre nous.
Pour ceux qui se font de la gauche une idée molle, le NPA prend la place restreinte de ceux dont on pense qu'il ne sont que des bulles de savons. Se fendant d'une interview d'Olivier Besancenot, le Libération de Joffrin et Rotschild aime à rapporter les discussions internes en ces mots :
«Entre le NPA et la LCR, rien ne change. On attend toujours un nouveau Mai 68. Des luttes pour que ça déborde. On traîne le vieux rêve anar de la grève générale prolongée. C’est la même ligne imbécile qui ne marche pas», fustige Gilles Suze, cégétiste et historique de la Ligue.
Ou ceux là :
«La liste des 21 propositions pour rebaptiser le NPA témoigne d’une surenchère gauchiste la plus folle», dénonce Christian Picquet, du courant unitaire de la LCR.
Pour ceux qui se font de la gauche une idée folle, le NPA prend la place restreinte que l'on accorde à ceux que l'on voudrait ne jamais voir gouverner...ou voir en taule.
Pour le Figaro de Mougeotte et Dassault, le rappel de quelques grandes lignes du programme de la LCR, fleure aussi bon l'objectivité journalistique que l'envie de faire rire des lecteurs aux existences symétriques.
Dans le Challenges des journalistes Sabine Syfuss Arnaud et Thierry Fabre, le dossier consacré à Besancenot fait carrément office de Une. On y parle d'un programme divisé en trois grands principes « Irréaliste, délirant et ruineux ».
La volonté de supprimer la dette publique est ainsi comparée au Directoire de1797. Capable d'exclure de l'Europe, du FMI et de se voir poursuivi par les créanciers du monde entier.
La réduction du temps de travail à 30 heures fait souligner aux auteurs, qu'outre d'avoir pondu les 35 heures, la France du labeur, fait partie de ces pays où l'on travaille encore trop peu (1591 heures par jour / OCDE).
Ici, le détail des mesures envisagées prend tout bonnement l'allure d'une mise en garde à l'égard de lecteurs, qu'il faut devoir imaginer aussi effrayés que ceux de Valeurs Actuelles, pour qui « Le vrai visage de Besancenot » « est loin d’être aussi lisse qu’on le dit », puisqu'il ne « s'est jamais contenté de vivre de ses 1200 euros » et vit « dans le très bourgeois appartement de l'ex-compagne du chanteur Yves Simon, plus que dans l’appartement du XVIIIe dont il est propriétaire ». Laissant redouter jusqu'à cette tentation « terroriste » qui a toujours animée l'extrême gauche, dont le ministre Bockel sait que « Si ses recettes étaient appliquées, on assisterait, en quelques semaines, à l’effondrement de notre économie et, assez rapidement, à la remise en cause de nos libertés. »
Alors il faudra 3 jours et certainement une vie pour bien tout comprendre. Après ça, ceux qui parlent de goulags continueront de ne pas voir les centres de rétentions administratifs. Oubliant même de se demander ce qu'il fallait bien pouvoir craindre, de ceux qui n'ont pas l'argent. De ceux qui n'ont pas le cumul, ni les matraques dans le creux de mains gantés et poisseuses. Ce que l'on pourrait craindre, de pire et qui n'a jamais été essayé, de ceux dont la génèse dit « rassembler toutes les forces qui veulent sortir de l'ère du profit, rompre avec le capitalisme, pour ouvrir la voie à une société inédite »
« Pour moi la vérité, c'est qu'un ouvrier bien portant peut très bien faire ses 10 heures de travail par jour et qu'on doit le laisser libre de travailler d'avantage si cela lui fait plaisir »
Henri Schneider (1840-1898) - propriétaire des Aciéries du Creusot
d'après « Enquête sur la question sociale en Europe » de Michel Margairaz.
Article de l'Humanité Hebdo
03 février 2009
L'insurrection qui vient, sur de bons rails
A l'insurrection qui vient, le magistrat de la cour d'appel de Paris statuant sur la demande de remise en liberté de Julien Coupat, à notamment motivé son refus de ces mots :
« ...de mettre fin au trouble exceptionnel et persistant de l'ordre public...s'agissant d'une idéologie de destruction cherchant à ébranler les structures de la société »
Samedi ils étaient plus d'un millier à venir soutenir le dernier embastillé de Tarnac, soupçonné d'associations de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme. Pour la dégradation de caténaires SNCF ayant entraîné le retard de quelques trains, Julien Coupat à déjà passé près de 80 jours à la prison de la Santé. Isolé du monde extérieur, en préventive d'un crime dont la mobilisation policière et médiatique voulait nous faire revivre le pire et le plomb d'action directe. Nudité intrigante des lieux de l'arrestation. Cheveux longs des inculpés. Présence de scotch, de crayons et de ciseaux permettant la diffusion d'idées. La mise en scène avait de quoi faire peur à cette France, trahie par ses bourses et garante de l'universalité des droits de l'Homme et de la libre circulation des capitaux dans le monde
Au final, d'une entrave supposée d'un moyen de communication ne reste plus aujourd'hui que la criminalisation de cette idée (et d'autres). Actée lorsqu'il s'agissait de vouloir liquider l'héritage de mai 68. Stigmatisée par dessus les corps fragiles des associations de défense des sans papiers. Mise en œuvre par l'entremise de la procédure judiciaire; dans ce cas présent et à d'autres égards contre les défenseurs des sans abris, les profs réfractaires, les avocats qui doutent des compétences de leur ministre, ceux qui répètent les insultes du président sur des pancartes...et qui sait demain qui vient
La prise de conscience, le refus, l'auto gestion ainsi érigé en délits, signe pour l'heure le déclenchement d'une hostilité qui est déjà bien présente. Elle ne condamne plus sur des faits mais sur le refus dit proactif de se soumettre au fichage. Le refus d'utiliser un téléphone portable. La transmission d'alternatives permettant de bâtir autre chose sur les ruines des leurres.
Le rail, caractérisant avec beaucoup de symbolique les tensions de nos sociétés modernes. Hier aux grands cheminots résistants ou aux pâles préfets déportant. Pour toute la valeur que nous devons lui concéder et la nécessité du capitalisme à voir ininterrompue les communications. A les rendre rentable et nécessairement inégalitaire. La volonté des gouvernements à se revendiquer de sa défense, reflétant avant tout les intentions qu'il lui destine. Outil taillé en charpie par la concurrence légalisée. Service minimum contre la nébuleuse gréviste et syndicale. Infrastructure devant parer aux ouragans et à tous les cycles de la nature, même lorsque celle-ci dit « arrêtez vous ». Trous dans le paysage. Coûts reportés sur les collectivités et collectivités méprisés par le passage des trains.
Il fallait donc les voir hier, tout un gouvernement prendre le train pour Lyon, pourquoi faire? Pour quoi dire? Pour 1000 solutions de relance dont il faudra conserver la pertinence à l'heure des bouches affamées.
*Rénovation de l'épis de faîtage de la nef et bras nord du transept de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris
*Rénovation de la cathédrale de Meaux
*Réfection de la couche de roulement de la RN47
...tout un programme
Fût il de bon ton d'attendre sagement l'exercice démocratique, l'homme de droite déteste que l'on avance en dehors des saillies qu'il a tracé sur la gueule de nos jours. Les soldats dans les tranchées. Les trains sur les rails et l'insurrection qui vient...dans les clous de Bastille à République.



