03 février 2009

L'insurrection qui vient, sur de bons rails

insurrection









A l'insurrection qui vient, le magistrat de la cour d'appel de Paris statuant sur la demande de remise en liberté de Julien Coupat, à notamment motivé son refus de ces mots :

« ...de mettre fin au trouble exceptionnel et persistant de l'ordre public...s'agissant d'une idéologie de destruction cherchant à ébranler les structures de la société »

Samedi ils étaient plus d'un millier à venir soutenir le dernier embastillé de Tarnac, soupçonné d'associations de malfaiteurs en vue de préparer des actes de terrorisme. Pour la dégradation de caténaires SNCF ayant entraîné le retard de quelques trains, Julien Coupat à déjà passé près de 80 jours à la prison de la Santé. Isolé du monde extérieur, en préventive d'un crime dont la mobilisation policière et médiatique voulait nous faire revivre le pire et le plomb d'action directe. Nudité intrigante des lieux de l'arrestation. Cheveux longs des inculpés. Présence de scotch, de crayons et de ciseaux permettant la diffusion d'idées. La mise en scène avait de quoi faire peur à cette France, trahie par ses bourses et garante de l'universalité des droits de l'Homme et de la libre circulation des capitaux dans le monde

Au final, d'une entrave supposée d'un moyen de communication ne reste plus aujourd'hui que la criminalisation  de cette idée (et d'autres). Actée lorsqu'il s'agissait de vouloir liquider l'héritage de mai 68. Stigmatisée par dessus les corps fragiles des associations de défense des sans papiers. Mise en œuvre par l'entremise de la procédure judiciaire; dans ce cas présent et à d'autres égards contre les défenseurs des sans abris, les profs réfractaires, les avocats qui doutent des compétences de leur ministre, ceux qui répètent les insultes du président sur des pancartes...et qui sait demain qui vient

La prise de conscience, le refus, l'auto gestion ainsi érigé en délits, signe pour l'heure le déclenchement d'une hostilité qui est déjà bien présente. Elle ne condamne plus sur des faits mais sur le refus dit proactif de se soumettre au fichage. Le refus d'utiliser un téléphone portable. La transmission d'alternatives permettant de bâtir autre chose sur les ruines des leurres.

Le rail, caractérisant avec beaucoup de symbolique les tensions de nos sociétés modernes. Hier aux grands cheminots résistants ou aux pâles préfets déportant. Pour toute la valeur que nous devons lui concéder et la nécessité du capitalisme à voir ininterrompue les communications. A les rendre rentable et nécessairement inégalitaire. La volonté des gouvernements à se revendiquer de sa défense, reflétant avant tout les intentions qu'il lui destine. Outil taillé en charpie par la concurrence légalisée. Service minimum contre la nébuleuse gréviste et syndicale. Infrastructure devant parer aux ouragans et à tous les cycles de la nature, même lorsque celle-ci dit « arrêtez vous ». Trous dans le paysage. Coûts reportés sur les collectivités et collectivités méprisés par le passage des trains.

Il fallait donc les voir hier, tout un gouvernement prendre le train pour Lyon, pourquoi faire? Pour quoi dire? Pour 1000 solutions de relance dont il faudra conserver la pertinence à l'heure des bouches affamées.

*Rénovation de  l'épis de faîtage de la nef et bras nord du transept de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris

*Rénovation de la cathédrale de Meaux

*Réfection de la couche de roulement de la RN47

...tout un programme

Fût il de bon ton d'attendre sagement l'exercice démocratique, l'homme de droite déteste que l'on avance en dehors des saillies qu'il a tracé sur la gueule de nos jours. Les soldats dans les tranchées. Les trains sur les rails et l'insurrection qui vient...dans les clous de Bastille à République.

Posté par carlogiuliani à 19:41 - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires sur L'insurrection qui vient, sur de bons rails

    Je me marre doucement...dans les 1000 solutions de rechange....il y a la rénovation du pont de Rompsay en Charente Maritime. C'est à côté de chez moi... un "pont" ! une passerelle oui ! où ne passe jamais personne.
    Vachement importants comme travaux !

    Posté par Lucide Acide, 04 février 2009 à 08:42 | | Répondre
  • ce pont m'a aussi fait doucement rigoler. Ayant habité longtemps juste a coté avant d'émigrer, sa réparation est d'une importance capitale pour les français. Peut etre l'est il pour leur moral ?
    N'est il pas étrange que de détruire 30 000 vies dans une "démocratie" ne soit pas considérer comme un acte terroriste ?

    Posté par anna, 04 février 2009 à 14:29 | | Répondre
  • considéré... toutes mes excuses ^^

    Posté par anna, 04 février 2009 à 14:31 | | Répondre
  • Bon, ce n'est pas une passerelle, j'ai exagéré(rires) mais c'est tout de même un tout-petit-petit pont !
    Je vais aller voir Anna, maintenant.

    Posté par Lucide, 04 février 2009 à 17:21 | | Répondre
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