11 novembre 2008
Sabotage SNCF...l'extrême gauche radicale c'est nous!
Michèle Alliot Marie n'a pas tarie d'éloges sur ses ouailles, dans le cadre de l'enquête dite du "sabotage SNCF". Menée tambour battant par toutes les polices de France (même la sous direction anti terroriste) celle-ci à, semble t'il, aboutie ce matin par l'interpellation de 10 personnes. Cueilli un peu partout sur le territoire, les présumés innocents ont été présentés comme un groupuscule d'anarcho-autonome. Sans nom et sans revendications, ces activistes auraient voulu s'attaquer à "un symbole de l'Etat" afin de jouir d'un "fort impact médiatique". On soulignera par ailleurs, que parler d'un "symbole de l'Etat" lorsque l'on le délaisse aux charognards de la privatisation est assez incongrue.
Dans sa conférence de presse la ministre de l'intérieur à surtout insistée sur, je cite :
"les risques de résurgence violente de l'extrême-gauche radicale" et demandé un renforcement de sa surveillance".
Mais qui est donc l'extrême gauche radicale???
En jouant volontairement sur une confusion des esprits, la locataire de la Place Beauveau s'inscrit simplement dans (l'extrême) droite ligne du candidat Sarkozy, qui n'a eu cesse de vouloir liquider Mai 68 pour afficher sa rupture, qui relevait plus de la psychiatrie que du suffrage universelle. Rien ne nous sera donc jamais épargné.
La promesse, qui n'avait l'apparence que d'un beau discours populiste, n'était en réalité que le soubressaut d'une stigmatisation et d'une surveillance policière. Si on peut juger de l'ineptie de vouloir faire dérailler un train (de passagers) et la dangerosité inutile de cette acte on sait depuis longtemps, que l'Etat UMP lorgne là où le monde grogne.
D'une part parce qu'il a comprit qu'il ne fallait pas compter sur le Parti Socialiste pour agglomérer les révoltes. D'autre part, du fait, de l'inévitable ascension d'une gauche qui ne s'est jamais trahie. Enfin, parce que derrière cette gauche se cache une véritable mosaïque de talents. Pas forcément syndiqués. Pas facilement encartables. Mobiles, jeunes, diverses et sachant courir très vite. Contre tout ça, les longs discours, les heures supp, les révisions des manuels d'histoires ne peuvent pas grand chose. Dans un monde qui se numérise, beaucoup ont même fini par reprendre la parole. Ajoutant leurs luttes à celles des autres. Et si c'est sur la toile qu'une partie des choses se fait, l'acte 1 à été d'imposer un certain Nicolas Princen à la surveillance du web.
Ne pouvant jouer sur ce seule tableau, les ministres les plus enclin à reçevoir les pavés ont donc été priés de stigmatiser les mobilisations. Hortefeux dégainant le premier, en portant plainte l'été dernier contre l'association SOS Soutient aux Sans Papiers qui avait appelée à "brûler les centres de rétentions", mouroirs du genre humain et de la République. Plus récemment nous avons appris que Darcos, ministre de la rééducation par la privatisation, était prêt à dépenser 200 000 euros afin notamment de :
- repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte, et analyser leur potentiel d'influence et leur capacité à se constituer en réseau
- décrypter les sources des débats et leur mode de propagation
- anticiper les risques de contagion et de crise.
La "résurgence violente" pourra donc prendre n'importe qu'elle forme possible. Hier au sabotage des voies ferrés. Demain en empêchant une râfle. Pour une colère comme, celle de Lucide Acide ou Plume de Presse. Pour une pancarte "casses toi pauvre con", elle en prendra pour 30 euros. Pour tout le reste on lui coltinera de l'association de malfaiteurs afin de castrer toute vélléités de contestations, ainsi que l'on a commencé à vouloir bouffer les couilles de l'histoire.
10 novembre 2008
Sarkozy et le comptoir vous cause
On pourrait simplement se moquer. Pour cette éloquence de comptoir. Cette façon insupportable de bouger les mains et l'anecdote, aussi creuse qu'elle est inutile. Et si tout cela c'était simplement passer lors d'un repas du dimanche. A la tablée familiale, un cousin aurait bien fini par dire « elle est pourrie ton histoire »
Pourtant en 1minute et 27, Sarko donne tout ceux qu'il lui a permit de revêtir son costume mal taillée de président
Interpeller
Tout d'abord prendre à partie l'assemblée par une affirmation. Le ton est volontairement grave, comme pour souligner la situation impérieuse et supposer qu'une « cinquième colonne » est déjà à la manœuvre. C'est le coup de la « prise d'otage ». Celui que l'on aime à servir pendant les grèves.
Il aurait pu dire
« C'est inadmissible », « Vous vous rendez compte ma pauvre dame »
Se dédouaner
Le libéralisme n'est pas l'idéologie préférée des puissants pour rien. Dans la rhétorique il dit ne rien vouloir imposer. Laissant libre cours aux hommes. D'être ou de ne pas être. De se moquer ou non.
Il aurait aussi pu dire
« J'suis de droite...vous savez »
Contextualiser
L'exemple concret. Comme dans les journaux people dans la rubrique « ils sont comme nous ». Sarko est un gens comme vous et moi. Alors il veut bien nous faire croire que lorsque l'envie lui chante, il se ballade incognito sur les Champs.
Il aurait pu dire
« Tu vois en bas de chez moi. Vers chez le Dédé... »
Mimer
Grommelerpuis pointer du doigt sa tête, pour mimer la folie.
Il aurait pu dire
« Hueumscheutoe...sont fous! »
Accuser
Reporter de nouveau la faute à l'égard des « ils ont », dont on ne fini pas vraiment par savoir de qui il s'agit. Un législateur sans visage, une loi obscure?. « On » est certainement un con, capable de faire autant douter que de savoir. Il certifie que vous n'y êtes pour rien. Quelque soit votre statut. Votre puissance et le nombre d'années passées à faire le job.
Il aurait pu dire
« Ces cons vous savez pas ce qu'ils ont fait »
Reprendre
Revenir à l'histoire initialement entreprise. Celle d'un homme sur les Champs Elysées. A ce moment là, bien souligner que l'on est aussi capable de rentrer dans un magasin. Enfant de la télé, Sarko évite soigneusement de nommer les choses.
Il aurait pu dire
« Bon je marchais...normal quoi »
Toucher
C'est à dire interpeller le français dans sa chair. Souligner à cette occasion son nouveau statut de star avec un « elle m'avait reconnue » et faire oublier, par la même occasion, son accaparement médiatique.
Il aurait pu dire
« C'est vrai que je suis bogosse »
Blaguer
Dans les histoire il y a toujours un moment pour rire. Sentant son audience chauffer à blanc, Sarko dégaine un« Ca va pas le dimanche c'est pas plus long que le lundi ». La plaisanterie fera, à n'en pas douter, plus que n'importe quelle discours sur la volonté d'imposer le travail dominical. Oubliant jusqu'à ses racines chrétiennes, Sarko enfonce des portes ouvertes mais emporte l'évidence.
Il aurait pu dire
« Vous savez moi sans mes lunettes...elle est rigolote non? »
Parler tune
L'argent fini de convaincre les derniers réticents. En doublant leur mise le sacrifice devient tout à coup moins pénible. Le complot arrive ainsi à point nommer. Empêchant les volontaires, les sacrifiés et la France entière de ne plus être des hommes libres...au travail
Il aurait pu dire « J'vois pas pourquoi je vous ai raconté tout ça. Parce que quoiqu'il arrive...c'est moi le chef »
08 novembre 2008
Julie Coudry...branche armée du MEDEF
Aujourd'hui je n'aime pas...Julie Coudry
Il y à peu sur vos écrans lors des manifs anti-CPE. Avec son refus au fond de la gorge et sa parodie manquée d'imiter gavroche. A la tête désormais de LA MANU, association chargée de créer du lien entre l'entreprise et les universités. Et moins vulgairement, succursale d'une CFDT qui en tire toutes les manettes. Jeudi dernier Julie à réunie tous ses amis de Suez, de Danone et de SFR au Parc de la Villette. Il n'y avait que du beau linge sous le haut patronnage de Hirsh, de Wauquiez et de l'ensemble de l'Etat UMP.
Après avoir trahie la mobilisation étudiante de 2006, Coudry s'est décidée à ouvrir grande la porte aux fauves. Déjà bien dépecé, le cadavre de l'Université avait il besoin de la caution médiatique d'une ancienne encartée de l'UNEF? Au dire des conneries qu'elle amasse comme "L'idée, c'est vraiment de changer la donne dans les relations entre
étudiants et entreprises et d'en finir avec la spécificité française du
cloisonnement", on ne s'étonne plus de son parcours.
Fan d'Edmond Maire, la demoiselle qui en avait marre qu'on lui vende du "malaise par kilos" à créée en 2003 la Confédération Etudiante. A sa tête elle collera aux basques des caméras pendant toute la lutte anti CPE. Reprenant jusqu'aux revendications collectives, avant de s'autocrongatuler en signant la fin de la révolte. Une pluie de pétards mouillés plus tard, en août 2006, elle participe à l'université d'été du MEDEF. Thème soulevée "concilier l'inconciliable". Depuis s'en est trop. Coudry à rapportée son costume de location et peut désormais défiler sous les ordres de la république patronnale.
Et puisque l'on prolonge les souffrances jusqu'à 70 ans. D'un labeur qui voudrait empièter sur nos dimanche. A l'heure des réprouvés de la CAMIF. De ceux de Ford Aquitaine et de Renault Sandouville. Des friches industrielles plongées dans le noir. A l'heure des corps démolli. Amiantés, humiliés, déglingués. A l'heure des cohortes de stagiaires. 1 million de stagiaires c'est autant de précaires. A l'heure, aujourd'hui, je n'aime pas Julie Coudry et demain lorsqu'elle finira par entrer au gouvernement...je la détesterais!
07 novembre 2008
PS : vous n'avez pas une idée?

Les socialistes pourront bien nous raconter ce qu'ils veulent, ils sont dans une jolie merde. Incapable de s'offrir à quelqu'un suite au vote des motions du prochain congrès de Reims, les voici définitivement englués dans leurs résignations politiques. Portée par son jeu de jambes (un coup à droite et un autre...à droite), la marionnette d'Ariane Nouchkine revient dans la partie, histoire de finir de castrer son ex mari et de lui ravir sa place de chef. L'ami de tout le monde et surtout du libéralisme, Delanoë, prend ce qu'il est commun d'appeler une raclée. En raflant à peine 36% sur la capitale, l'ancien favori peine même à faire la loi chez lui. Et Aubry chatouille si bien le maire de Paris, que le Poulidor de l'étape n'est pas encore connue (toutes les votes n'ont pas été dépouillés).
Ce triumvirat, qui n'est pas sans rappeler la combinaison Chirac-Villepin-Sarkozy, augure de belles trahisons et de profonds coups de poignards.
Si à l'Elysée on pouffe sur la pouf, on regardera quand même la situation avec attention. Le gouvernain à certes besoin d'une opposition à sa botte talonette, mais que Royal puisse être en mesure de bénéficier du fric et de l'attraction du PS dans l'optique de 2012, fait reconsidérer les choses. S'opposant une nouvelle fois, ils ne feront que renvoyer à l'image de l'élection précédente. Entraînant inexorablement Sarkozy dans le rôle du vieillard usé, de son bilan désastreux.
Au Modem, croyez combien il ne se passera rien comme d'habitude. Vue la gueule de bois du monde, il n'est pas certain que Royal rejoue la carte de celui à qui on ne fait pas les poches...parce qu'elles sont vides. Bayrou, qui s'est vaguement prit pour un loutchenko orangée, à même probablement un siège éjectable.
Rue de Solférino, c'est bien là qu'il faudra se faire mal à la tête pour finir par comprendre quelque chose. Humiliée lors de sa campagne présidentielle par un parti qui ne voulait pas la soutenir, Royal aura vite fait de s'embarquer dans une chasse aux sorcières. Et si les éléphants vivent longtemps, l'ambiance risque d'être aussi détestable qu'elle est faux-cul. Delanoë pourra ronger son frein, Aubry n'en fera rien et le queutard DSK s'est grillé. Avec une crise dans la tronche et un 5 à 7 par dessus ça. Hamon, fort de ses 19%, sera bien malin de rester à l'affût dans les couloirs. Sur fond de France qui se précarise et se radicalise, il y a de quoi se tailler un costume de ministrable.
Mélenchon qui claque la porte, entraînant avec lui un bruit de courant d'air et Dolez (le patron de la fédération du Nord l'une des plus importantes du Parti Socialiste), vient semer sa zone à gauche. Courcircuitant le Nouveau Parti AntiKapitaliste, le député veut créer son propre parti, avec pour première échéance le rassemblement de la gauche aux européennes de 2009. Sorte de mutualisation de tous les braves, qui avaient su voter NON au traité de constitution européenne en 2005.
Avec les Alternatifs, en congrès prochainement. Avec les amis de Politis, rassemblés pour rassembler. Avec le bras mort du PC qui bouge de temps à autre. Avec celui des Verts et le coup de fièvre de Cohn Bendit. Avec le bras armé du NPA, qui hier tenait meeting, l'avenir peut, là aussi, nous raconter ce qu'il veut.
06 novembre 2008
Vieux, usé, fatigué
Ministre de l'intérieur...début des années 2000
Président de la République
05 novembre 2008
Obama...et puis?
Il n'est pas né celui qui ne sait pas que les Etats Unis se sont pris d'un vertige. Et comme à chaque fois ce qui à vécu là bas, à fini par se prolonger. Entraînant le monde avec lui. Du Kenya à l'Indonésie. Des plaines désolés de Kirkouk à celles de Kandahar. De Berlin jusqu'à Moscou. Parce qu'on n'est pas puissant sans la détresse des autres, le monde sait que Barack Obama est devenu le 44ème président des Etats Unis d'Amérique. Le monde à vu les larmes de Jesse Jackson et les mines déconfites de la bouserie républicaine. Et chacun dans son rôle, de là où il se trouvait, s'est certainement permit de croire qu'il vivait un grand moment. Comme on rejoindrait une nouvelle frontière. Comme on organiserait la rupture. L'immédiate fêlure d'une société devenue trop moche. « Oui nous le pouvons! », disait le slogan à la bannière étoilée.
Obama est là. Debout, Homme, Chef des Armées, le teint ravi et alors? Et puis après?
Que vaut un homme, fut il une dans une rupture épidermique, lorsqu'il prône la peine de mort. Que vaut celui qui prie, un dieu, la paix des Hommes, celle du marché et qui demande que l'on exécute un semblable. Probablement plus violent que lui, mais un identique être humain. Empoisonné dans ses veines ou grillé sur un siège. Que vaut un homme, qui laissera libre les armes à la ceinture. Pour d'autres tueries de ces mômes devenu fou. En une heure et un jour, pour tous les rêves hallucinés du capitalisme.
Que vaut un Obama lorsqu'ailleurs pérennise des Sarkozy, des Berlusconi et des Ben Ali. Des Poutine, des crevures et tous ces fantômes forcément coupables de quelque chose. Ravi d'en réchapper. Comme si chacun détenait l'autre par les couilles et la putain de frappe nucléaire.
Je me repent de n'avoir ni la fièvre des télés, ni celle des symboles. Parce que la limousine de Kennedy s'engage toujours sur Elm Street. Offrant aux comploteurs de la CIA, des services secrets, de l'intelligence militaire et de la pègre, un magnifique tir croisé. Parce d'autres ont fait des rêves qu'ils leurs sont revenu en pleine tête. Parce que Sirhan Sirhan est un pantin lui aussi. Parce que les tours tombent les unes derrière les autres. Irrémédiablement et que l'on continue d'avaler la douce litanie des preuves irréfutables. D'un cartel de djihadistes armés de canifs et capables d'entraîner 4 avions et 2 guerres. Sans qu'aucunes autres formes d'organisations économiques ne puissent y avoir un quelconque intérêt. Parce que plus le mensonge est gros, plus il est difficile à faire avaler.
Je me repent de ne faire ni confiance à ce pays, ni même à celui que l'on m'a prêté d'avoir. Et que je reconnais soudain. Par la gueule de son chef. Trop ravi lui aussi d'en rependre. De cette impunité présidentielle qu'il se gaussera d'avoir lorsqu'il ira serrer la main du nouvel élu. Un Noir qui s'appelait Barack Obama et sur l'épaule duquel, le monde déglingué à reposé sa tête.
04 novembre 2008
Vichy...2 minutes d'arrêt

Pendant que le monde se lamentait déjà (main moite et cœur haletant) sur les destinées d'un Noir à la Maison Blanche, on servait petits fours et coups de matraques à la Conférence Européenne sur l'Intégration. Sommet d'appellation mensongère, renfermant le miasme des pires politiques d'immigrations jamais connues. Avec pour les uns, la rumeur vache de la mer Méditerranée. Qui te fouette le torse. Appuie fort sur ta vie et finie par te l'arracher. Et pour les autres, la rumeur tâche des papiers. Jeté l'encre du ministre sur les petits décrets. Qui font de la chasse à l'homme, des principes de la démocratie sociale. Pour qu'il y ait des éclaboussures dans les frocs des mômes que l'on rafle et sur les trottoirs de Belleville.
Morts sur les saillants d'une Europe de barbelés, les "immigrés". Morts dans les torchons que l'on froissent. D'une Europe qui ne se regarde plus. Qui ne sait rien. L'Europe crasse de Brice Hortefeux, qui avait convié son monde à lui...à Vichy. Pour qu'on ne puisse pas y revenir à deux fois. Qu'il y flotte un sentiment de honte. Comme si on avait voulu faire danser les fantômes du Casino. En pleine élection américaine, pour que personne ne puisse y jeter un coup d'oeil. Mais pendant que le monde se lamentait, les camarades, ces amis, nos compagnons se sont bien battu (vidéo). Avec tout ce qu'on reconnaît de la beauté d'un Homme. De savoir jeter une pierre. De savoir courir. De savoir courir vite et puis de tout recommencer.
"Pétain reviens, t'as oublié tes chiens!"
01 novembre 2008
Neuilly Sur Seine...et la caravane passe
Aujourd'hui faut il encore rappeler que débute la trêve hivernale. Manière de retenir que 1,7 millions de logements sont vacants. Manière aussi de relever l'exemple de Neuilly sur Seine. Si fière de l'enfant prodigue, qu'elle en a perpétuée le privilège absolue. Celui qu'a Neuilly il n'y a jamais eu d'expulsions, car il n'y a jamais eu de logements sociaux. Ou pas plus de 3%, quand la loi SRU en impose 20% aux communes.
Faut il également rappeler que ceux qui ne satisfont pas au juste équilibre territoriale, paient une amende. Au nom de la loi, 123 000 euros (entre 2004 et 2007) ont été soutirés par la collectivité à cette même ville, sur le podium des plus riches de France. Une broutille dont Jean Christophe Fromentin, le nouveau maire UMP, a dès à présent décidé de ne plus se contenter. Aussi, lorsque on lui a dernièrement imposée la construction de 748 bâtisses pour la période 2008-2010 afin de satisfaire les dispositions sur le logement social, l'élu n'a pas hésité à prendre sa plume pour écrire en grosse lettres « t'es fou, c'est beaucoup trop!».
Ainsi soit il et si les nantis sont des affranchis alors Neuilly Sur Seine sera leur refuge. Et pour Pierre de Bousquet de Florian, Préfet du 9. 2, elle sera même autorisée à ne construire finalement que...400 logements. Une broutille, pour laquelle le zélé fonctionnaire n'a pas hésité à apporté aval, déshonneur et signature.
Dimanche dernier la Caravane des Mal Logés a terminée son périple à Neuilly Sur Seine. De quoi faire dire à Jean Baptiste Ayrault, président du DAL, que « Le département des Hauts de Seine, malmène les familles ». Dans la cohorte des réprouvés, Corinne, expulsée de son appartement de Boulogne Billancourt.
« J’ai été licenciée et comme je suis actuellement aux prud’hommes, je ne touche pas le chômage, explique celle qui a rencontré les membres de l’association alors qu’elle faisait la manche dans le RER à Nanterre. Je n’ai pas pu payer mon loyer deux mois de suite. Un jour, je suis rentrée et les serrures avaient été changées. Depuis je vis à l’hôtel avec mon fils de 10 ans. »



