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Les socialistes pourront bien nous raconter ce qu'ils veulent, ils sont dans une jolie merde. Incapable de s'offrir à quelqu'un suite au vote des motions du prochain congrès de Reims, les voici définitivement englués dans leurs résignations politiques. Portée par son jeu de jambes (un coup à droite et un autre...à droite), la marionnette d'Ariane Nouchkine revient dans la partie, histoire de finir de castrer son ex mari et de lui ravir sa place de chef. L'ami de tout le monde et surtout du libéralisme, Delanoë, prend ce qu'il est commun d'appeler  une raclée. En raflant à peine 36% sur la capitale, l'ancien favori peine même à faire la loi chez lui. Et Aubry chatouille si bien le maire de Paris, que le Poulidor de l'étape n'est pas encore connue (toutes les votes n'ont pas été dépouillés).

Ce triumvirat, qui n'est pas sans rappeler la combinaison Chirac-Villepin-Sarkozy, augure de belles trahisons et de profonds coups de poignards.

Si à l'Elysée on pouffe sur la pouf, on regardera quand même la situation avec attention. Le gouvernain à certes besoin d'une opposition à sa botte talonette, mais que Royal puisse être en mesure de bénéficier du fric et de l'attraction du PS dans l'optique de 2012, fait reconsidérer les choses. S'opposant une nouvelle fois, ils ne feront que renvoyer à l'image de l'élection précédente. Entraînant inexorablement Sarkozy dans le rôle du vieillard usé, de son bilan désastreux. 

Au Modem, croyez combien il ne se passera rien comme d'habitude. Vue la gueule de bois du monde, il n'est pas certain que Royal rejoue la carte de celui à qui on ne fait pas les poches...parce qu'elles sont vides. Bayrou, qui s'est vaguement prit pour un loutchenko orangée, à même probablement un siège éjectable.

Rue de Solférino, c'est bien là qu'il faudra se faire mal à la tête pour finir par comprendre quelque chose. Humiliée lors de sa campagne présidentielle par un parti qui ne voulait pas la soutenir, Royal aura vite fait de s'embarquer dans une chasse aux sorcières. Et si les éléphants vivent longtemps, l'ambiance risque d'être aussi détestable qu'elle est faux-cul. Delanoë pourra ronger son frein, Aubry n'en fera rien et le queutard DSK s'est grillé. Avec une crise dans la tronche et un 5 à 7 par dessus ça. Hamon, fort de ses 19%, sera bien malin de rester à l'affût dans les couloirs. Sur fond de France qui se précarise et se radicalise, il y a de quoi se tailler un costume de ministrable.
Mélenchon qui claque la porte, entraînant avec lui un bruit de courant d'air et Dolez (le patron de la fédération du Nord l'une des plus importantes du Parti Socialiste), vient semer sa zone à gauche. Courcircuitant le Nouveau Parti AntiKapitaliste, le député veut créer son propre parti, avec pour première échéance le rassemblement de la gauche aux européennes de 2009. Sorte de mutualisation de tous les braves, qui avaient su voter NON au traité de constitution européenne en 2005.

Avec les Alternatifs, en congrès prochainement. Avec les amis de Politis, rassemblés pour rassembler. Avec le bras mort du PC qui bouge de temps à autre. Avec celui des Verts et le coup de fièvre de Cohn Bendit. Avec le bras armé du NPA, qui hier tenait meeting, l'avenir peut, là aussi, nous raconter ce qu'il veut.