Sur le trottoir de l'Elysée

...a déménagé

30 octobre 2008

Y'a bon Obama

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A attendre Barack Obama comme le messie du monde, on a fini par oublier que notre pays en avait aussi. Dans le revers de leurs mains, des sillons plus sombres que les miens. Et au fond d'un regard aux éclats de sang, l'autre moitié de nous même. Dans l'ombre, les Noirs de France représentent 7% de la population. Pas moins de 4,5 millions d'individus qui feraient dire aux âmes étriqués des comptoirs de zinc, « bon dieu on est foutu...Michel remet moi une mousse ».

Si on ne peut prétendre qu'à la caricature, disons franchement que la France à bien rangée sa chambre. A l'instar du communautarisme d'Outre Atlantique, les Domiens n'ont droit qu'aux vertus de la fonction publique. Des trottoirs et des poubelles pour les Subsahariens et la peur de la police pour les derniers arrivés. On dit à ce propos que la délation est revenue au goût du jour. Comme si les langues de putes avaient négociées une trêve. Et on suppute ici et là, que le commissaire aux questions raciales bosse dure en ce moment.

Comment alors comprendre qu'un pays comme les Etats Unis, qui pratiquait le ségrégationnisme il y à encore 40 ans, puisse être en phase d'élire un « homme de couleur »?

Il y a peu Politis consacrait un dossier sur les Noirs de France dans lequel nous avons pu apprendre qu'au delà du racisme ordinaire, persiste une distinction dans la « négritude » même. Du clair au plus foncé les destins ne seraient jamais identiques. Obama, de mère blanche et de père Noir, entrant dans la première catégorie. Les plus fins limiers de l'analyse politique ayant même observés quelques cheveux grisonnants, sur le crâne du candidat. Encore un effort et Barack finira par ressembler à nos sénateurs...la bedaine en moins.

Penser que les étasuniens ouvrent la voie à un peu plus d'humanité à l'occasion de cette élection, serait occulter une autre forme de ségrégationnisme. Celle d'une économie de marché, qui puise évidemment ses pauvres dans les communautés Noirs et Hispaniques.

Combien de Noirs chassés de leurs maisons dans le sillage des subprimes?

Il faut voir à cet égard le nombre de fois ou le sénateur de l'Illlinois reprend le mot « pauvre » dans son programme, pour comprendre le déclin de la première puissance économique mondiale. Qui n'a que le capitalisme comme épouse, ses légions de SDF pour tenir les haillons de sa robe de traîne et son système de votation...fait de cartons à trouer.

Mais l'élan émancipateur ne saurait se résumer qu'à cette symbolique forte, de faire entrer pour la première fois un Noir à la Maison Blanche comme le tartine la presse..."Obamystifiée".

« Parce que notre culture est trop basanée. Qu'elle représente pas assez la France du passé »*

Certes il faut dire qu'en France, où le faux cul de l'assimilation républicaine est censée diluer les couleurs de peaux, ce n'est pas demain qu'un parti fort en promesses présentera un candidat autrement que...vieux, blanc et dégarni. L'histoire inavouée restant l'un des poisons de ce pays, qui à  moins de 3 semaines des cérémonies du 11 Novembre, n'allumera aucune flamme pour rendre hommage aux tirailleurs africains. Morts dans les lacis de terre de l'Empire coloniale français. Parce que de « grosses bouches » ils pouvaient faire peur à l'ennemi. Parce que d'animalité en animalité, la France des Pétain et des Clémenceau ne voyaient en eux, qu'une inépuisable chair à canons.

Combien de traces de trois siècles d'activité négrière sont encore présente dans les rues de Bordeaux-la-bourgeoise? comme le rappelait un hors série de l'Humanité de mai 2008 consacré à l'esclavage.

Certains d'être tenté par la science des quotas. Et un Harry Roselmack plus tard la France amnésique se sentirait forcément mieux. Un projet que le plus petit d'entre tous pourrait bien ressortir des tiroirs d'ici quelques semaines.

En attendant l'élection promise à Obama, on sait que le communiqué de l'Elysée est déjà prêt. Il faudra d'ailleurs surveiller « l'agité du bocal », qui pourrait bien se rendre au chevet de ce président tout neuf pour espérer encore tenir jusqu'en 2012. Et peut être sera t'il pertinent à cette occasion, de lui ressortir son discours de Dakar.


P.S N.P.A : La même semaine aura également lieu l'élection des motions du Parti Socialiste. Car nous en avons aussi de ces gens là. Avec des épines de roses dans leurs poings fanés. Et il faut bien dire que seul Benoît Hamon pourrait encore faire grâce à mes yeux. Mais combien de Noirs parmi eux?


*NTM

 

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28 octobre 2008

Propagande


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Bien entendu l'actualité fait de nous des moutons trépanés à l'oxyde télévisuelle. Nous avons même appris à confondre la propagande et le mensonge. Mais voilà désormais que sorti des limbes de l'Elysée, Thierry Saussez dit le Roswell bronzé, "réfléchit à une émission gouvernementale". Avec pour "idéal" une diffusion sur  "le service public". Parce que dans "la bouilloire médiatique", on n'a pas le temps "d'ancrer des messages".

Certes il en existe déjà tellement. Comme les croutes populistes de Courbet. Qui nous raconte comment d'être pauvre, nous nous rendrons fier d'être débrouillard. A nous tartouiller la face de rutabaga en lieu et place de crème de jour. Comme les 13 heures de Pernault. Qui pour avoir prononcé 100 fois le mot "prise d'otage" est poursuivi en plagiat par l'ensemble des organisations terroristes.
Bien sur on peut aussi rire de ce n'importe quoi, qui avance à visage découvert. On le connaît tellement. Dès le diner du ritz, au soir du 6 mai 2007, Sarkozy racontait déjà le front (sic) de sa pensée. Et celle-ci disait, avec ce peu d'égard pour le bon peuple :

"Je vous emmerde. J'ai été riche maintenant je suis puissant. J'ai pour moi les les étaux financiers. J'en ferai aussi des étaux mentaux...et je vous emmerde".

Il n'y a que la bêtise médiatique des uns, pour avoir cru que le petit homme s'était rangé. Qu'il avait fini par apprendre l'histoire d'un pays, qui ne lui ressemblera jamais.

Après avoir couru les plateaux télés pendant toute la campagne présidentielle, Saussez à donc été recruté pour mettre en image ce discours du Ritz. Avec la complicité de Nicolas Princen, l'homme à déjà un œil sur internet. Si les "dictocraties" ont toujours cru bon communiquer pour gagner du temps, dans cette toile numérique la propagande vire vite au ridicule. Et il n'y a bien plus que la télé pour offrir  un espace figé...et rien de moins qu'Arlette Chabot pour cirer des pompes.

Le fascisme médiatique de Berlusconi est probablement la meilleure source d'inspiration au Palais de l'Elysée ces derniers temps. Il n'y a désormais qu'un pas pour que les 2 millions de manifestants italiens de samedi, deviennent la nôtre. Car à brasser des milliards comme des joueurs de bonto, les gouvernements de partout ont compris qu'une fièvre grondait. Et que les fumées de paille et les propagandes à 20 heures, en étaient les meilleurs remèdes.

Copé et son fidèle Lefebvre pourrons bien nous rappeler, qu'en leur temps, les socialistes ont fait pire. Que l'émission s'appelait "Parlons France". Qu'elle n'avait pour invité que Laurent Fabius et son costume étriqué de premier ministre. Mais à cela nous répondrons, que le socialisme n'est que la branche désarmé de l'UMP.

Le "travailler plus" était là pour épuiser les Hommes au travail. La propagande gouvernementale doit pouvoir se charger du reste. Pour que dès le lendemain, le laborieux accepte de retourner au turbin.

Messieurs les censeurs...re-bonsoir

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21 octobre 2008

Choix

AfChomsky

























Vous avez le choix de vous intéresser au prochain film Chomsky et cie d'Olivier Ayan et Daniel Mermet, un documentaire entre de bonnes mains. Mais pas d'hagiographie comme le dit la fiche. De Boston à Bruxelles rencontres et confrontations avec des chercheurs, des activistes et autres journalistes. Démocratie, capitalisme, fabrique du consentement, alternatives. Tout est abordé dans ce "petit cours d'autodéfense intelectuelle" qui sortira dans de nombreuses salles le 26 Novembre.

Pour les parigots :

  • Vendredi 14 Novembre -  20h00 à CNT (Confédération Nationale du Travail) 33 rue des Vignoles, 75020 Paris -  Site : www.cnt-f.org

Suivi d’un débat en présence de Daniel Mermet


Ou


Vous avez le choix de vous désintéresser de ce que j'aime à raconter aux binoclards de la rose fanée (voir d'abord le post du 20/10/08 INTOX SOCIALISTE ). C'est manifestement indécent de parler de soi comme ça.

Ca se passe là. Message n°9 et 17

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20 octobre 2008

intox socialiste

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Quoi?

Un blog d'ailleurs classé second chez Wikio

Qui?
Un truc de socialiste tendance Royal au bar. Idées toutes bourrées ou a gerber

Qu'est ce que t'as encore fais?
J'ai écris avec l'entête "binoclards de la rose fanée" - Message n°8 Carlogiuliani

Pourquoi ce post?
Pour répondre aux messages 9 le texte ci-dessous.
Pour répondre au message 10, j'ai décidé que les connexions devaient me revenir.



Mes chères nouilles au beurre,

Vous dîtes : "Ségolène Royal n'a pas vocation a approuvé la lutte armée pour une cause ou autre"
Si Royal ne reconnait pas la lutte armée, bien grand lui fasse...je vais vous prendre une crêpe au sucre.
Je tiens à vous rassurer cher ramaKade, sur le fait que les âmes molles sont bien trop éduquées à la soupe démocratique, pour imaginer le Palais de l'Elysée se transformer en Moneda d'un soir.

Si les membres d'Action Direct se sont forcés à croire qu'une révolution-valait-une balle, l'histoire, elle, ne cesse de raconter que la lutte est souvent le prémice de la transformation sociale. Les fermetures d'usines, les suppressions de postes, les boucliers, les expulsions, les décrets, les lacrymos...sont autant de crimes du pouvoir et de la finance, avec lesquels le genre humain socialiste semble très bien s'accomoder.
Il n'existe finalement aucune différence entre le suicide d'un ouvrier licencié et l'assassinat d'un patron crapuleux. Elles ne sont que les conséquences de la même déviance. Celle d'un mécanisme cynique. Il ne faudrait donc pas interroger l'histoire trop vite.

Car si Sarkozy à saccagé le programme du Comité National de Résistance pour tuer le père, les socialistes jouent la même représentation à l'égard de la gauche. Celle d'il y a 20 ans. Perdue dans les illusions d'un grand soir, mais qui avait au moins le mérite de se rester fière et debout.

Pour l'heure, il n'y aura aucune lutte armée. Parce qu'elle n'est ni une cause réelle et sérieuse, ni même une possibilité. L'Etat policier et ses ramifications mondiales, ne permettent pas d'envisager ce type de scénario dans notre pays.

Mais si nous n'envisageons pas de nous attaquer aux Hommes, comprenez que nous n'épargnerons pas pour autant vos objets. Vos panneaux publicitaires (partenariat public-privé). Les 1700 caméras de vidéos surveillance qu'envisage d'installer la Mairie de Paris. Vos ministères, vos Bon Marché, vos reconduites à la frontière et vos bunkers de St Germain des Près.

Savez vous encore vous opposer de votre corps???


Vous dîtes : "Concernant Marina elle a dit qu'elle ne connaissait pas assez le dossier pour se prononcer"
Branlette poussive mon cher ami. Il y a eu assez de sources, de voix, de cris et de colères pour bien comprendre que la prétendante, joue sur le refrain des victimes. Preuve en est, vous dites plus loin

"...la société socialiste qu'elle veut créer est celle du respect et pour cela elle doit penser à l'ensemble de la société comme les victimes d'attentats terroristes"

Elle est belle l'héritière de Mitterand. A brasser de la bravitude. A fouler la Chine comme son mentor et qui ne ne se souvient plus de la parole de la France. Celle donnée par François Miterrand, qui offrait l'asile politique à ceux qui avait renoncé à la violence. Vous avez perdu le peu du charisme du "francisqué de Jarnac" et les idées de Jaurès, dans le caniveau de la rue du croissant.

On ne peut prétendre à sa gauche lorsque l'on est pas foutu, de reconnaître à un homme d'avoir purgé sa peine. D'avoir renoncé à vivre, puisqu'il avait tué. Quelle est donc cette double peine qui impose à un celui qui à tué il y a 20 ans de ne pouvoir ni parler, ni prétendre. C'est de l'humiliation criminelle dont il s'agit aujourd'hui et non du fleurissement d'une tombe. Etre de gauche c'est se transcender, pour chaque fois retrouver son idéal. 

Vous dîtes : "Ségolène Royal est amenée un jour à prendre en mains les destinées de notre pays, elle ne peut donc se permettre de tomber dans la radicalité extrême car cela lui sera reprochée dans le futur et on s'en servira contre elle"
Cette fascination perverse et sectaire n'augure rien de participatif au sein de votre courant. Si tu vois Ségolène Royal comme la Vierge Marie, tu nous permettra d'y voir la tentation du mal.
Par ailleurs ce "elle ne peut donc" chuchotée dans ta phrase dit toute la fébrilité d'un socialisme, qui agit par a coups et sensationnalisme. Elle ne peut donc se permettre, suggère qu'elle pourrait le faire mais qu'elle ne sait pas. Ta conclusion est articulée de la même manière.
"Alors je  te demande de ne pas lui demander l'impossible en ayant toujours en tête qu'elle représente l'espoir pour la gauche"

J'hésite encore à placer les mots guimauves, vide et rose fanée quelque part...


Amicalement
Kasimir

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19 octobre 2008

Sarko porte plainte...et la famille Fofana aussi

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Sarko s'est fait pirater son compte en banque. Selon une indiscrétion du JDD, des "malotrus" plutôt doués, auraient récupéré les coordonnées bancaires du président et effectué quelques prélèvements sur le compte du fonctionnaire le mieux payé de l'Etat (20 000 euros par mois).

Si l'histoire remonte au mois de septembre, elle prouve à quel point nous pouvons faire confiance à l'inviolabilité de ce monde numérique fait d'EDVIGE et d'EDVIRSP, ainsi qu'aux banques. Pour qui une rallonge de 370 milliards vient d'être votée il y à quelques jours. Avec la complicité du MODEM et celle du silence socialiste. 

Et si la mésaventure rappelle au chefaillon combien la fonction ne peut être garante d'une immunité absolue, elle ne saurait précéder une humilité présidentielle. Car comme on pouvait s'y attendre le procureur de la République de Nanterre à été saisie par les avocats du gouvernain, qui dépose là sa énième plainte (SMS du Nouvel Obs, révélations de l'ancien patron des RG, affaire du tshirt...) en à peine 17 mois de fonction présidentielle. Certes cela nous ramène à la profession d'avocat de l'homme à talonnettes, mais tend surtout à éclairer son foutu caractère procédurier. Fait d'un autoritarisme pathétique et d'une incapacité notoire, à tolérer la vérité et la contestation.   

Une société anglo-saxonne où l'Etat démissionnaire fait autant confiance aux marchés, pour réguler l'économie, qu'aux prétoires pour juger de nos existences. Légiférant comme on rend justice sur les plateaux de Julien Courbet. En oubliant sciemment d'avoir la même rigueur à l'égard des chefs, des cheffaillons et de leurs complices du patronat et de la finance.
600 millions d'euros égarés par 3 traders de la Caisse d'Epargne, après les 4 milliards du braqueur Kerviel. Autant de victimes expiatoires d'un système flingué. Aux mains des talibans d'occident, qui ont imposés la burka à la Justice.

En France, elle porte aujourd'hui les stigmates du "Datisme". Cette indigestion de-photos-de-gosse-dans-le-tiroir. Cette pathologie du luxe, comme des frustrations que l'on expulse. Cette défiance absolue à l'égard du corps social représenté. Cette tentation du vice, de la procédure, de l'humiliation. D'une justice empreinte d'émotions vulgaires. Qui lapide tous les soirs à 20 heures.
Poussant même le plus coincé des syndicats à réclamer un syndicalisme de combat.
Contre les tribunaux que l'on ferme. Contre le temps que l'on perd. Contre les moyens que l'on arrache par la force. Contre l'esprit inique des mesures.
Pour cette idéal de justice, perdue quelque part, que l'on ne rendra jamais à Denis Robert. Souillé par le rouleau compresseur des voyous de ClearStream. Que l'on ne rendra probablement jamais à la famille Fofanna. Réveillée par le bruit d'une porte que l'on défonce. Pour des baskets blanches que l'on a reconnu dans l'obscurité d'Octobre. Alors on entre, on frappe, on braque et on embarque. Sous les huées de la France (vidéo ici). Celle d'ailleurs. Oubliés elle aussi quelque part. Qui n'a de représentation de son pays, que la visière d'un flic et le goût amer du sang que l'on ravale.


Et on voudra bien nous servir le crétinisme de Bernard Laporte matin-midi-soir. Celui d'un pouvoir castrateur. Qui à pour lui le taser, le fumigène, le-bélier-défonceur-de-porte, la loi, l'amour amnésique du drapeau tricolore, les balles, l'immunité pour les balles, la maille et les paroles au Karchër. Mais il faudra écouter les pleurs d'une gamine de 10 ans, à qui des hommes casqués et lourdement armés arrachent le frère, pour comprendre où nous en sommes vraiment.

Sus aux contrôles de papiers. Sus aux perquisitions. Sus aux balles perdues dans les commissariats et aux génocide sociale, la France d'ailleurs - des coursives et de la débrouille - à toujours su défier la police politique et antisociale. Elle sait l'outrager. Elle l'a siffle dans ses stades. Elle l'a brûle à la Saint Sylvestre. Et si elle ne finie jamais par politiser cette haine légitime. Et si on ne lui reconnaît aucuns droits élémentaires.

Que lui reste t'elle?

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16 octobre 2008

Budget de l'Elysée...suite

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Si vous n'avez pas aimé Sarkozy en bleu d'ouvrier, sueur-haut-le-front-national, du "travailler plus pour gratter plus", c'est que vous n'êtes pas collaborateur à l'Elysée. Et moi qui en fait les poubelles depuis que le temps s'est mis à nous mettre en joue, sous un monceaux de 80 000 disques de l'échalas-du-piémont, de tests de grossesse et de boites de l'exomil...j'ai soulevé une montagne.
98 collaborateurs fraîchement échappé de l'asile d'HEC qui ont vu leur salaire augmenter de 26,8% en 2007, le verront prendre 20% de plus cette année. En vrai le loup à été levé par un socialiste apparenté, René Dozière. C'est lui le spécialiste. Parce que pour tout vraiment comprendre, y'a aussi une annexe au projet de loi de finances. L'alignement des dotations en page 8 fout le vertige. Et comme c'est en ce moment que l'on boucle les budgets, c'est tombé en plein pendant la courante du capitalisme. Pas de bol pour les français, qui ne recoudront pas leurs poches cet hiver.
D'ailleurs Paillé, paillasson à l'Elysée, n'y va pas quatre chemin pour expliquer le pourquoi de l'indécent. Interrogé par France Inter il explique que "ces collaborateurs, qui ne sont pas très nombreux, sont extrêmement sollicité dans un cadre qui dépasse la durée légale du travail". Au cas où vous n'aillez pas pigé pas que, la France qui se lève tôt doit aussi se pieuter tard, le porte flingue du Palais vous le réexplique.
Pire, Paillé n'hésite finalement pas à conclure, sur l'adage que "Tout cela a un prix. La France en tire satisfaction. Bien évidemment, ça n'est pas gratuit". A peine 112,33 millions d’euros pour l'ensemble du budget de l'Elysée (11,45% d'augmentations).

Si c'est dans la vieux pots que l'on fait les meilleures soupes, c'est dans les poubelles de l'Elysée qu'on retrouve les crasses de la France.

Croyez le bien, en moins d'une semaine la France s'est sentie capable d'aligner 340 milliards et 112 millions pour ses monuments de l'usure et de l'inutile. Comparé aux 30 milliards susceptibles de résoudre la faim dans le monde, c'est comprendre qu'il ne s'agit plus d'actes immoraux mais d'actes criminels.   

En bon remue merde je n'irais pas toutefois à conclure que les sifflets du Stade de France, venuent écarquiller les oreilles de l'histoire colonialiste de la France, voulaient aussi étouffer l'écho des fêtes que l'on joue pendant ce temps là au Palais de l'Elysée.

Non je n'irais pas jusque là. Puisque la farce médiatique s'en est emparée. Et Gérard Carreyrou dans France Soir, le meilleur d'entre tous. A meugler comme un accidenté autrichien, que, "Si ces gens là, qui sifflent la Marseillaise, n'aiment pas la France. Qu'ils l'a quitte!".

Non je n'irais pas jusque là. Mais eux, jusqu'où les laisseront nous aller?



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12 octobre 2008

Marina Petrella ne sera pas extradée


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Marina Petrella ne sera pas extradée vers l'Italie. C'est en substance ce qu'il faudra retenir de ce dimanche 12 Octobre 2008. Après lui avoir retiré la parole donnée, sa dignité, ses libertés et son souffle, Marina Petrella à finalement été piétinée par la pitié du pouvoir sarkoziste.

Un jour d'août 2007 elle s'est présentée au commissariat pour déposer une plainte. La fiche l'a reconnue et depuis Marina est morte. Engagée pleine face contre elle, le rouleau compresseur de la justice d'extradition. A cause du plomb des années. Dans le dos et au fond du crâne. C'était au temps d'avant. A cette époque les Bruni chiaient dans leur froc d'en prendre une à leur tour. Le pouvoir à finie par tout écraser et puis par tout falsifier. Marina Petrella s'est réfugiée en France. Emportant avec elle sa condamnation du 6 mars 1992, pour l'assassinat d'un commissaire de police (avec refus de donner l'identité des complices), la séquestration d'un magistrat, et quatre autres agressions. Au nom de la parole donnée par François Miterrand, elle s'est déclarée aux autorités.

"Je suis là. Je renonce à l'exercice de la violence. J'ai une gamine avec moi. Je vais désormais travailler. Un boulot pour la collectivité. Je garde dans le dos et au fond du crâne le poids des années de plomb".

Il faut comprendre que vouloir liquider les héritages, n'étaient pas que le discours d'un meeting mais le prémice d'une falsification de l'histoire. Où l'assassin habite forcément sur le pallier de gauche et où le pouvoir, ne pourrait continuer ainsi à se repentir.

On lit de Cesare Battisti, ancien des brigades rouges, qu'il a été arrêté au Brésil le 18 mars 2007. En pleine campagne présidentielle française. Parce que la mécanique ne fait pas que rosser le passé. Elle s'occupe aussi des tronches, des âmes, des convictions et des nerfs de ceux qu'ils l'ont vécu. 

"Sa fuite de toute vie, telle qu'elle l'exprime depuis des mois, est constante et permanente". Voilà ce que le médecin de Marina Petrella disait d'elle en juillet dernier. A la même période Dominique Voynet était venu la visiter et revenait sur ses conditions de détentions. A l'heure où la Garde des Sceaux, ventre rond et visage anguleux, nous cause de prévention du suicide carcérale on ne voudrait pas regarder la gueule des prisons de france.

Faire de nos années des morceaux de corps désarticulés, nous poussent à galvaniser d'avantage des souvenirs douloureux. Nous avons la "martyrologie" à fond les babines et rien que ça, ne signifie rien de bon pour la société du spectacle. Car en ces temps de "crises", la pitié est mère de tous les vices

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Bouillie

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On aurait pu causer du budget de l'Elysée puisqu'en tant que trottoir et à force de balayer devant ma porte, je dois bien être au courant de ce qui se passe chez le gouvernain d'en face. On raconte que le roi n'est pas prêt de bouffer des pâtes au beurre entre le 4 et le 31 du mois. L'ami Bonnet vous en parlera mieux que quiconque.

Je voulais surtout apporter mes condoléances à la famille national-socialiste, qui a paumée une tête propre et une main haute. Jorg Haïder nous a quitté hier matin. Comme la princesse des bombes à sous munitions, rattrapé par une vraie mort de pauvre un week end du 15 août. Peut être que c'était même pas une voiture allemande qu'il conduisait. Alors on voudra bien retenir de l'Am-Staff-de-Carinthie, qu'il est mort dans une une Renault Dacia fabriquée par des roumains sans l'sou. Avec son vomi antisémite étranglée dans la trachée et sa haine en purée contre le pare brise. C'est moche et pas plus con que de finir dans un pylône du pont de l'Alma. Le reflux s'arrête là. Pour le reste la politique autrichienne ne va pas s'arrêter de virer vers le brun.

Avec une extrême droite qui à atteint 29% aux législatives du 28 septembre dernier, on imagine la gueule de l'autrichien moyen (le nazi quoi!). Surtout qu'en abaissant la majorité électorale à 16ans, les banquets bière-frite-et-ratonnade-au-dessert se sont vu sacrément rajeunir.

Selon une étude de GFK, près d'un jeune de moins de 30 ans sur deux a voté pour l'un des deux partis d'extrême droite. 47% de primo votants, semble t'il attiré par la classique rhétorique des bas du front. Nous nous épargnerons le fait qu'Hitler est né autrichien pour ne pas nous engluer définitivement. La tradition voudrait que l'on trouve cela abject. Ce fût le cas en 2000, lorsque Haider avait contraint le chancelier conservateur Schüssel à pactiser. L'Europe s'était alors tartinée le torse de Nutella démocratique. Allant jusqu'à sanctionner l'Autriche pour sa commisération avec le passé dégueulasse. Il faut croire que ces gens là ont fini par devenir présentable, car l'Europe des Sarkolusconi à depuis apprit à fermer sa gueule.

C'est la crise au portail. Celle des valeurs qui se diluent. Comme la lie lepéniste au fond du gobelet de l'UMP. C'est vous dire la médiocrité de la sociale-démocratie. Car c'est sur son dos que pustule les nostalgiques du IIIème reïch. Pour les électeurs du vieux continent, cette tentation du vide est même devenue l'un des meilleurs refuge. La xénophobie mal polie à finie par se fondre au sein des partis de pouvoirs. Comme dans le post fascisme latin. Plus affairiste encore. Plus corrompu aussi.

Ceux là ne vous parlent pas d'armes à brandir. Ils les vendent.

On peut d'ailleurs s'étonner que la Scandinavie, modèle d'excellence sociale pour nos hommes politiques, cultive cette idée de l'abject.

Au Danemark, terre promise des néo nazis, le chantage des partis d'extrême droite à fait durcir la législation concernant l'immigration. Les taux de suicide et les cas de schizophrénie ont explosé chez les réfugiés. En cause, les délais d'une administration volontairement inhumaine. Pire, cette politique qui implique désormais les médecins pousse à la corruption morale et financière. Loin des touristes, le centre de Kongelund accueil ses damnés, dont l'examen médical doit être renouvelé tous les 6 mois.

Un corps sain ça ne vous rappel rien?

Pour eux la citoyenneté danoise ne pourra s'obtenir qu'au bout de...7ans. Conséquences, pas plus d'un millier de régularisations. Soit 6 fois moins qu'auparavant. Une aide publique au développement ramenée à 0,8% du PIB (au lieu de 1,06 %). A cet égard, le commissaire Hortefeux est à ravir dans ses habits de "Petite Sirène".

Si le racisme se fait sur un terreau sociale déplorable, il faut comprendre que seul le capitalisme lui offre cette faveur. Et si l'adage, je préfère ma fille à mon voisin. Mon voisin à un inconnu. Un inconnu à un étranger...est devenue l'évidence notoire, comprenez aussi qu'il n'y aura jamais assez d'accidents de voitures pour chasser tous les lyophilisés de l'humanité. Les rebus de l'horizon et leurs amis du capitalisme moralisé.

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10 octobre 2008

Une histoire belge

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C'est bien le moment de raconter des conneries tiens. Alors qu'au même
instant la récession squatte le salon de notre bel univers capitaliste, c'est l'histoire d'un belge...vous la connaissez?...non!. C'est l'histoire d'un belge plus socialiste que le reste et plus wallon que fasciste. Avec son étiquette de ministre de l'Energie, le bonhomme semble s'être laissé allé à quelques déclarations tendance-tendancieuses et du genre :

- Plafonnons les prix de l'électricité [en hausse de 20% depuis 1 an] et régulons les tarifs au moins pendant 3 ans

Avec cette vanne l'Outre-Quiévrain Paul Magnette, n'a pas manqué son effet. Ni une, ni deux le marché s'est senti chatouillé au niveau des bourses. GDF-Suez à prit cher dans la tronche. Moins 7,45% ce soir. Les allemands EON et RWE n'y ont pas échappé non plus, m'a même soufflé Jean Pierre Gaillard. Et même si tout ça relève plus de l'effet d'annonce que de la conviction profonde, en plein conseil européen sur la propriété des réseaux électriques Mr du-pin's-du-frigo, à choisi son jour.
En attendant que son gouvernement (et flammand et de droite) désamorce la sale blague, les escrocs du CAC l'ont eu mauvaise. Electrabel qui contrôle 90% du marché électrique belge est une filliale de... GDF-Suez et représente même 20% de son chiffre d'affaire. Dans le milieux autorisés, ont raconte déjà que "cela ne peut que réduire la visibilité sur la valeur et remettre en cause les perspectives à moyen terme". En gros comptez pas sur nous pour faire la vaisselle. Tout aussi sérieux Patrice Lambert de Diesbach de CM-CIC Securities n'hésite pas à déclarer :

- Il faudrait que GDF-Suez réussisse à faire admettre la seule véritable compensation acceptable. Le non démantélement des centrales nucléaures belges.

Rien que ça.

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Elle est rigolote non?



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09 octobre 2008

L'argent dette de Paul Grignon

gens_ar





















C'est une vidéo édifiante qui circule depuis peu sur le net. Elle parle de l'argent, comme le plus bourré des anarchistes ne saurait pouvoir l'expliquer. Un argent artificiel bâtit sur une arnaque légalisée.

Même si l'on est rebuté comme moi aux dialectes de l'économie, un peu de concentration suffit à comprendre quelques notions sur cette escroquerie toute capitaliste. La vidéo est à quelques égards, aussi chiante quelle peut être didactique.

Car vous êtes vous déjà demandé d'où venait l'argent ? L'argent serait en fait une dette. Et pourquoi y à t'il autant de dettes dans chaque pays au même moment? Ne pourrait on pas les effacer si, de fait, elles ne reposent sur rien de réel? Pourquoi la croissance? Et si cette dernière représente chaque année plus de travail, de matériaux, plus de services...ne va t'on pas tout droit vers l'implosion? Comment vivre sur un système économique...qui n'est pas viable?

Le documentaire proposé par Paul Grignon est assez bouleversant...jusqu'à l'asphyxie de la polémique. Chacun y allant déjà sur ses probables approximations, voir de l'influence de la scientologie (la réalisation ayant quelques accents sectaires).
Il m'a pourtant semblé par le passé entendre les même accusations concernant les attentats du 11 septembre. Le buzz de l'incertitude entraînant automatiquement la suspicion et confortant indubitablement le statu-quo. Souvent au profit des gouvernants, qui jusqu'à preuve du contraire, ne propose aucun preuves sur ce qu'ils avancent.

Ce système est fou. Alors n'est il pas tant d'abattre son cheptel d'usuriers et de profiteurs?

Vous pouvez prendre le temps de la mater d'un coup. Pratiquement 1 heure à se farcir.

Vous pouvez choisir de la voir fractionnée. Comme elle est proposée ici en 4 épisodes.

Vous pouvez choisir de l'ignorer. Comme on le fait souvent. Car trop pressé. Usé par la contrainte du labeur journalier. Par paresse ou par l'évidence du savoir.

Je reprendrai simplement sa conclusion :

"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par l'incrédulité du publique"


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Message en grande partie inspiré par le blog "A tort ou à raison"

Posté par carlogiuliani à 17:56 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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