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Marina Petrella ne sera pas extradée vers l'Italie. C'est en substance ce qu'il faudra retenir de ce dimanche 12 Octobre 2008. Après lui avoir retiré la parole donnée, sa dignité, ses libertés et son souffle, Marina Petrella à finalement été piétinée par la pitié du pouvoir sarkoziste.

Un jour d'août 2007 elle s'est présentée au commissariat pour déposer une plainte. La fiche l'a reconnue et depuis Marina est morte. Engagée pleine face contre elle, le rouleau compresseur de la justice d'extradition. A cause du plomb des années. Dans le dos et au fond du crâne. C'était au temps d'avant. A cette époque les Bruni chiaient dans leur froc d'en prendre une à leur tour. Le pouvoir à finie par tout écraser et puis par tout falsifier. Marina Petrella s'est réfugiée en France. Emportant avec elle sa condamnation du 6 mars 1992, pour l'assassinat d'un commissaire de police (avec refus de donner l'identité des complices), la séquestration d'un magistrat, et quatre autres agressions. Au nom de la parole donnée par François Miterrand, elle s'est déclarée aux autorités.

"Je suis là. Je renonce à l'exercice de la violence. J'ai une gamine avec moi. Je vais désormais travailler. Un boulot pour la collectivité. Je garde dans le dos et au fond du crâne le poids des années de plomb".

Il faut comprendre que vouloir liquider les héritages, n'étaient pas que le discours d'un meeting mais le prémice d'une falsification de l'histoire. Où l'assassin habite forcément sur le pallier de gauche et où le pouvoir, ne pourrait continuer ainsi à se repentir.

On lit de Cesare Battisti, ancien des brigades rouges, qu'il a été arrêté au Brésil le 18 mars 2007. En pleine campagne présidentielle française. Parce que la mécanique ne fait pas que rosser le passé. Elle s'occupe aussi des tronches, des âmes, des convictions et des nerfs de ceux qu'ils l'ont vécu. 

"Sa fuite de toute vie, telle qu'elle l'exprime depuis des mois, est constante et permanente". Voilà ce que le médecin de Marina Petrella disait d'elle en juillet dernier. A la même période Dominique Voynet était venu la visiter et revenait sur ses conditions de détentions. A l'heure où la Garde des Sceaux, ventre rond et visage anguleux, nous cause de prévention du suicide carcérale on ne voudrait pas regarder la gueule des prisons de france.

Faire de nos années des morceaux de corps désarticulés, nous poussent à galvaniser d'avantage des souvenirs douloureux. Nous avons la "martyrologie" à fond les babines et rien que ça, ne signifie rien de bon pour la société du spectacle. Car en ces temps de "crises", la pitié est mère de tous les vices