DeserveVictoryChurchill















"Nous sommes passés à deux doigts de la catastrophe". Car oui disons le nous franchement petites âmes de passage "c'est passé à ça de ma mère". Et le monde à même répondu "mais il est à qui ce petit?" A nous, désolé. Il a encore voulu causer sans les ambages habituels. Ceux qui font d'un discours de Churchill, qui n'a plus "que le sang, les sueurs et les larmes à offrir », le catalyseur d'un sursaut. Fut il d'autres tyrannies plus meurtrière, les époques ont toujours les guerres qu'elles méritent. Et ses figures tutélaires peut être bien. Ce n'est pas tant que j'aime les grands hommes, mais c'est que je méprise les petits. Et d'avantage les petits qui se prennent pour des grands.

En 1938 Daladier et Chamberlain, ouvraient grandes leurs paumes pour qu'Hitler puisse y sceller sa folie d'un crachat. Alors rentraient triomphant ceux à qui on avait bavé dessus. Ils avaient la preuve et la foi. Ils disaient c'est "fini", le monde va pouvoir s'enorgueillir d'une nouvelle paix.

Sarkozy c'est le Chamberlain des finances. Celui qui brandit le carton rouge d'un capitalisme sauvage, comme d'autres on brandit l'orthographe d'un monstre sur un torche papier.

«Vous aviez à choisir entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur et vous aurez la guerre ». Au lendemain de l'entracte munichois, c'est en substance ce que l'on a pu entendre de Churchill à propos de Chamberlain.

La guerre d'abord. Celle menée contre les fonctionnaires, dont on annonce 30.627 suppressions de poste pour l'année 2009. Un déshonneur pour 5 malheureux milliards d'économies.  Au nom d'un déficit public, érigé en orgueil national, qui pour cette année avoisinera les 52 milliards d'euros, quand les même responsables au pouvoir se pavanaient de pouvoir le ramener à 41 milliards. Soit l'écart qu'il faudrait presque franchir, pour atteindre le paquet fiscal. Cette rente laissée aux riches des banlieues de Burxelles et du lac Léman.

La guerre encore. Afghane cette fois ci. Loin, sale moche et sous les jupons de l'amérique. Votée à bulletins secrets sous les lambris de l'assemblée et aussitôt étouffé par ce discours de Toulon. Un budget de la défense en hausse de 5,4%.

Alors, comment recevoir le discours du pyromane lorsqu'il vient vers vous crier au feu?

Compter parmis ses amis tous ceux qui sont parti avec la caisse, prouve bien le sérieux des effets d'annonces joués sur l'air des parachutes dorés.

Et est ce à cet instant du message, qu'il faut aussi rappeler le cursus d'un homme qui au temps jadis, rayait de ses dents les couloirs du ministère...de l'économie.?

Nous aimons les hommes politiques lorsque avec du grave dans les yeux, ils nous racontent comment ça vient de leur tomber sur le coin de la gueule. Lorsqu'ils ont choisi le déshonneur et que nous savons devoir nous préparer à la guerre.

Croyez, par ailleurs, combien je comprends que chacun d'entre nous forme un rouage de Leur Système. Nous savons les récessions économiques effroyables à l'égard des populations précarisées et fragiles...mais nous n'avons pas peur.

Nous n'avons pas peur comme 8 fois le gouvernain l'a répété hier soir.

Nous n'avons pas peur, car il y a bien longtemps que nos mémoires nous racontent l'avènement de la bête immonde.

Nous n'avons peur de rien, hormis peut être de renier nos convictions.

Alors nous n'avons peur de rien lorsque nous disons, que ce n'est pas un système qui peut se moraliser mais un mécanisme infernal qu'il nous faut détruire.

Vers la fin de sa vie Churchill affirmait
«Après la guerre, deux choix s’offraient à moi : finir ma vie comme député, ou la finir comme alcoolique. Je remercie Dieu d’avoir si bien guidé mon choix : je ne suis plus député !»

Parfois on aimerait que le gouvernain de l'Elysée picole