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"À la fois fermes et humains, nous poursuivons quatre objectifs : maîtriser les flux migratoires, favoriser l’intégration, promouvoir l’identité française et encourager le codéveloppement"

C'est un message écrit au petit matin. Dehors s'ouvrent grandes les gueules des bâillements, de ceux qui ont gagnés que le droit de se taire. Ils ont des sacs plastiques sous les pieds. Leur ventre gargouille la faim des jours qui recommencent. Ils ont le silence frustré de ceux qui ont peur. De ceux qui n'ont pas les justificatifs « indentitoire ». Ils ont la paume des mains blanches et le revers de celle-ci noir. D'une noirceur qui arrive à maculer jusqu'à leur propres illusions. Celles qu'ils les auraient fait moins noirs, moins d'ailleurs, moins de si loin d'un continent que l'on dit berceau de l'humanité et pourtant, si souvent, déserté par cette dernière. Ils fournissent à la france de quoi avoir des trottoirs propres, des corbeilles de papiers vides, des murs autour de leurs lits et des poulets frites dans leurs assiettes. Pour eux la france à créée le ministère de l'identité national. Et le ministère dit :

"À la fois fermes et humains, nous poursuivons quatre objectifs : maîtriser les flux migratoires, favoriser l’intégration, promouvoir l’identité française et encourager le co-développement"

Justifiant le lien de subordination qu'il l'a lie aux continent dérivants. Dérégularisant massivement pour engraisser la part belle des riches amis du bâtiment, de la restauration... S'empêchant une politique de salubrité publique pour raser les mouroirs. Renforçant les étoiles des uniformes, les râfles et laissant racoler Edvige sur le trottoir de la République.

Aujourd'hui le ministère recevra la CIMADE pour confirmer son appel d'offre du 22 août, qui vise à sélectionner les structures habilitées à intervenir dans les centres de rétention administrative, en vue d'informer de leurs droits les étrangers maintenus.

On explique désormais que les personnes morales sont habilités à poser leur candidature. On dit qu'il ne faudra rien dire de ce qui s'y passe. Comme lorsque l'on revient du front et qu'aux mots d'horreurs ceux qui n'ont rien vu répondent..folie!. On parle d'apporter une information et non plus, d’aider à l’exercice des droits, comme c'était le cas les autres années. On prend prétexte que la CIMADE s'est dite dépassée par l'ampleur de la tâche, quelle gère depuis des années. Alors on découpe. En 8 lots distincts. Empêchant la critique globale par une division locale.

"À la fois fermes et humains, nous poursuivons quatre objectifs : maîtriser les flux migratoires, favoriser l’intégration, promouvoir l’identité française et encourager le codéveloppement"

Il n'y a pourtant pas d'immigrés. Il n'y a pourtant pas de papiers ni de frontières. Il n'y a que le sourire armé de la police de l'air et des frontières et celui de ses commissaires.

Au Mesnil-Amelot on s'est battu. Des gosses avec le visage lourd d'une boue sèche. On y a fait rouler des taxis pour porter la chaire à canons. Et par dessus les cris de soldats tranchés, on en a substitué d'autres. Des vies à trancher en 8 lots distincts, qui n'ont plus que leur ventre vide et leurs matelas brûlés à exhiber.

Dans le marasme actuel ou chacun cherche des moyens de raccourcir les jours qui le sépare de la fin du mois, quelle part de français est encore prêt à parer de son corps, l'expulsion d'un autre?

« A la fois ferme et humains », on se demande quand viendra le tour de la loi d'association 1901. Celle qui permet le libre regroupement des personnes Car aujourd'hui on divise les lots comme on dépèce des carcasses mortes. Avec la même logique mécanique appliquée aux démantèlements des services publics. Séparer les identités pour éviter le refus massif. Attendre. Asphyxier à chaque dotations budgétaires. Attendre. Laisser gonfler l'humeur et pourrir la branche morte. Soudoyer les uns et regarder mourir les autres.

Une association de défense de l'exercice des droits des étrangers, n'étant ni plus ni moins que la réunion d'individus constatant la faillite, la méprise et le déni du politique. Une démarche d'intérêt général que seul peut lui prétendre le fonctionnaire. S'attaquer aux uns et aux autres prouve bien quelle solution, au final, on temps à appliquer à l'égard d'un pays.


"À la fois fermes et humains, nous poursuivons".