Sur le trottoir de l'Elysée

...a déménagé

22 août 2008

rACHiDa DaTi est enceinte!!!

sincity_hartigan_en_prison

Posté par carlogiuliani à 18:12 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


20 août 2008

Avant qu'à titre posthume

afghanistan_1
















A la guerre on meurt et c’est moche. Désormais il n’y aura plus pour se rappeler, que le pin’s à titre posthume que la « République reconnaissante » voudra bien poser sur le drapeau tricolore. Par dessus le réduit de bois et par dessus le corps tout sec et tout morcelé.

Puissent ils être niais les socialistes avaient dénoncé il y a peu le renfort des soldats français en Afghanistan. Mais beugler sous les dorures de l’Assemblée ne fait pas une fièvre. Comme arracher un autocollant UMP ou renvoyer un fumigène. Tout ceci relève de la légitime défense, car c’est après que tout se joue. Lorsqu’il faut investir une beuverie du MEDEF ou même improviser une émeute.
Et combien même crier ne saurait faire oublier que le gouvernement socialiste de Lionel Jospin avait, en son temps, envoyé des soldats en Afghanistan.

L’atlantisme sarkozyste n’est plus à pleurer. Chacun sait que le gouvernain est né avec une cuillère de beurre de cacahuète dans la bouche. Mais désormais lorsqu’il abaissera la soie de ses draps, il n’y a aura plus la naïveté de Carla pour oublier, mais le visage des marsouins déchiquetés. Avec au fond des yeux une même désolation qui pendouille en lambeaux de chairs.

Cette foutue posture saurait presque nous faire regretter la pugnacité d’un militaire qui s’appelait De Gaulle. Qui aux "larbinisme" (théorie de la dévolution) avait substituer un temps…une bonne paire d’ovaire. Mais puisqu’ils ont dit que la modernité était la braderie de la grande histoire des Hommes, alors il faut pouvoir offrir de la chaire à canon comme ailleurs, on a abandonné le programme  du Comité
National de Résistance aux pitbulls du MEDEF.


Nous savons la guerre indispensable aux décideurs. Pour gouverner le jour d’après celui-ci. Pour s’armer. Nous armer. Truffer le sol de saloperies qui t’arrache une jambe. Pour un peu plus de trouille. De flics, de vigipirate. La guerre de si peu contre le reste du monde. Pour protéger les oléoducs. Pour des caméras de surveillance. Pour détourner l’attention. Pour détrousser les acquis sociaux. La putain de guerre pour corriger l’histoire. Pour assujettir les « autochtones ». Pour Dassault, Lagardère, Caterpillar, Sodexho, EADS, pour renverser, remettre au pouvoir, engraisser, corrompre et finir par s’enorgueillir de frappes chirurgicales magnifiques ou de dommages collatéraux vraiment, vraiment regrettable.   

Vouloir la démocratie, cette conne, supposerait l’assentiment de chacun aux règles qui en résulte. La reconnaissance des conventions des guerres. La non prolifération des armes. Des bombes à fragmentations. Des bombes à sous munitions. Le respect de la dignité humaine, de l’équité des procès, des représentations nationales, des institutions internationales et de toutes ces choses bafouées et balancées aux oreilles de l’occident comme des musiques d’attente.

Si on peut traiter de fourbe le taliban qui se terre dans ses cailloux avec son âme moyenâgeuse, comment considérer l’américain qui déporte sa haine à Guantanamo et refuse par tout moyen de reconnaître la Cour Pénale Internationale? Comment considérer le français de sinistre réputation de tortionnaire, qui pisse à la gueule des tirailleurs engagés de force et recueil les autocrates ?  Comment considérer le russe qui déborde impunément, braque, brûle, mate, viol et répète jusqu’à sa propre histoire ? Comment considérer la guerre autrement qu’en une crasse mondialisée ?

Un jour les géorgiens s’harnacheront de plastique au détour d’un convoi de militaires russes. Un jour nous aligneront 1000 cercueils au Trocadéro, avec des pancartes blanches qui diront ASSEZ par dessus notre lassitude. Un jour il n’y aura plus de cerf volant dans le soleil d’Alger. Il n’y aura plus d’enfants à deux jambes en Afghanistan. Il n’y aura plus assez de béton pour enclaver Israël. Il n’y aura plus assez de procès pour juger les fous mais seulement des accords de Munich.

Nous encourageons tous les soldats à déserter. A chier sur leur ordre de mission et à lever le poing au lever du drapeau. Quelque soit le fanion qui pèse par dessus leurs épaules. Qu’ils fuient. Loin. Très loin. Avant qu’il ne soit trop tard. Avant qu’à titre posthume…

Car si la guerre était juste, il n’y aurait pas de généraux pour la mener.


Posté par carlogiuliani à 19:11 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 août 2008

Foutez la nous!

guerra3

























lOrsque la paix fera dans son froc, j'espère être encore là pour la regarder serrer les genoux. L'exiger partout tout le temps, suppose qu'elle puisse exister autrement qu'en une mécanique marchande.

Et si juste qu'elle puisse être, pourquoi la retrouve t'on agrafée aux brassards des flics?
Celui qui garde la paix doit il être un guerrier armé d'un monde moche, où les balles cochent et jamais ne ricochent?


J'ai lu comme vous l'Abkahzie, l'Ossétie et tous les confettis éternué par le bloc soviétique. En pleine crise pétrolière, devrions nous nous étonner de voir le Caucase s'embraser?. On sait que la Géorgie de Sacage-villi rêve autant d'OTAN que de mettre ses oléoducs à l'abri de toute convoitise. S'abriter sous des dorures nationalistes fait rire le monde mais entendre la paix aboyer de tout part, laisse perplexe quant aux projets qu’ils réservent à cette connasse. Car leur paix est une salope. Elle rentre par la fenêtre du journal de 20 heures et ressort par le lobe occipital de tout ceux que l’on poussent à l’exode.

Sarkozy peut bien rehausser ses talons de président de l’Europe, il n’est pas possible que cette Russie, trop grande et trop fière, puisse devenir autre chose qu’une ombre sur le cadavre du vieux continent. Naitre dans les bras de Staline et grandir dans ceux d’Abramovitch ne pouvait offrir autre chose que la schizophrénie habituelle qui rend les gens mauvais selon la courbe des disparités.

Alors ils peuvent bien glaner de la paix un peu partout comme on prend du rab à la cantine, mais quelle paix peut bien offrir cette Europe qui laisse les chars parler. Qui laisse les barbelés barrer. Qui laisse les Roms s’étoiler. Qui laisse les wallons discriminés et qui laisse le marché réguler ?

C’est un monde rendu si dangereux de ces paix gagnés, que chaque montagne à l’horizon de tous et puis chaque chemin devant chez soi et puis finalement chaque immeuble et puis chaque maison et puis chaque voiture et puis chaque téléphone portable…est devenue plus indispensable que le bien commun. Entre la course gerbante à l’espace vitale et la folie du plus infime, du plus intime, il n’y a jamais eu de places pour l’humain.

Que reste t’il donc de cette paix de Stormont en Irlande, arrachée aux couilles des victimes et donnée à vendre aux plus offrant ? Rien. Un amas de panneaux à vendre 

Que reste t’il des accords de Dayton, paraphés des mains des bourreaux, comme on aurait pu organiser un bras de fer entre un kapo et un juif manchot ? Rien !. Rien que des charniers recouvert d’herbes et la barbe d’un vieillard qui déglutie sa haine.

Que restera t’il de la paix « géorgienne » ?. Rien. Rien, car la paix n'existe que dans la tête de tous les tordus qui rêvent d'installer des distributeurs de souvenirs aux pieds des monuments aux morts.

2 euros 50 le cercueil fluorescent!

Posté par carlogiuliani à 20:35 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 août 2008

Le peuple du moment

article_caisse
















On bosse. Comme des cons. Du soir au matin et à l'inverse, des millions de ses "réprouvés" invisibles font tourner la boutique. C'est l'INSEE qui le dit dans sa dernière "photographie du marché du travail en 2007" .

Encore une étude qui parle de la France comme on met en rayon des paquets de chips. Les plus dégueulasses tout en bas de leur échelle sociale. Des miettes pour ce "peuple du moment".
"A tous les ages il y a proportionnellement plus de chomeuses". Des chomeuses peu diplômées et où la précarité de l'emploi retrouvé, vient se substituer à la misère quotidienne.

CDD, intérim, Contrats aidés...la France est devenue un pays de caissières où les ferme-ta-gueule ont remplacés les gueules noires. Avec dans leur sillage son lot de jeunes sous précarisées (41,5% des sous emplois partiels chez les 15-24ans) et le gras de la peau des vioques des trentes glorieuses
- 99% des pré retraités ou retraités souhaitent d'ailleurs ne plus travailler...tac dans ta tronche! - à qui les employeurs répondent Botox et doigts d'honneur.

Comme d'hab, les cadres aux gout d'ail se retrouvent tout en haut de la gondole sociale. Pour les Echos de ce jour, le chômage de cette catégorie socio-professionnelle n'a jamais été aussi bas depuis les années 90 (3,3%). Grand bien leur fasse aux costards cravates de crapahuter sur leurs écrans plats encaustiqués, l'estomac nourri à la cendre et au jus de pisse.

Les agriculteurs ne sont pas en reste non plus. Si il ne faut pas y voir une corrélation avec l'audience de l'émission de télé réalité "l'amour est dans le pré" (qui traite par du célibat de nos paysans), c'est que les besogneux de la terre, qui triment près de 59 heures par semaine, ne font qu'honorer une politique industrielle et intensive. Ou si l'on ne gagne rien de ce que l'on produit, subsiste un "assistanat humiliant" et destructeur pour les 3/4 de la planète.

Alors oui on bosse (41 heures par semaine). Comme des cons et avec cette dépréciation humaine indispensable à la survie d'un capitalisme qui n'a que foutre des débats sur la réduction du temps de travail, de la vitesse des tapis roulants et des cadres légaux.

Et puisque désormais il ne reste plus qu'à la mafia du gouvernain de récupérer tout cela à son compte...courrez!

Posté par carlogiuliani à 18:48 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

05 août 2008

Peut on étouffer un Homme et l’empêcher par tout moyen de respirer

1196636995














Nicolas Sarkozy à fait son service militaire à la base aérienne 117 du 15e arrondissement de Paris, au Groupe rapide d'intervention chargé...du nettoyage.
Si la politique n'était qu'une farce de symboles rien de ce qu'ils en font ne pourrait avoir de conséquences. D'ailleurs *"Le plus grand soin d’un bon gouvernement devrait être d’habituer peu à peu les peuples à se passer de lui". Mais ils sont là. Tout le temps. Tous les jours. Dans les bacs, dans nos télés, dans le misérabilisme et abusant de toutes manœuvres pour que la France ne puisse plus se regarder telle qu'elle devient. Une putain défigurée de tous ses trous, fière de son bordel de ministère de l'identité nationale comme en d'autres temps, la france vichysoise se porter garante de sa collaboration en instituant le commissariat aux questions juives.

Ainsi le préfet de Seine et Marne vient d’être saisie par le commissaire Hortefeux dans le but d'interdire tout rassemblement autour du Centre de Rétention Admnistrative du Mesnil Amelot (Seine et Marne), visée par une manifestation samedi 09. Car là où l’Etat français parque sa "viande immigratoire", la France doit pouvoir se bouffer les couilles à l’égard des regards indiscrets. De tous ses témoins, hommes, femmes, solidaires des sans papiers.
Alors on cache. On interdit et on porte plainte. Pour l’incendie de Mesnil Amelot de samedi dernier, l’association SOS soutien aux sans-papiers s’est vu gratifiée par le commissaire d’une "provocation à la destruction, de dégradation et détérioration volontaire et dangereuse pour les personnes". Plus particulièrement visé Rodolphe Nettier, son responsable, en raison de propos…complètement démenti.

Tandis que la masse se brûle gentiment les poils du cul, l’Etat UMP n’a pas hésité à  monter au créneau pour dénoncer les « dangereux gauchistes ». Dati, prévenue des « agissements » s’est même bornée à faire appel dans la relaxe de deux sans papiers, soupçonnés d’avoir provoqué l’incendie du week-end passé. 

Chaque jour vaque donc, paisible, à son lot d'insanités pendant que les socialistes regardent, niais, passer les wagons et les cercueils. Avec près de 10 000 euros l’expulsion (hors coût du commissaire et des ses besogneux), il est aisé d’imaginer le nombre de choses utiles qui aurait pu être entreprit jusqu’ici. 

Commissaire, croyez bien qu'il n’y aura jamais de "gentils nègres", fous, fanatisés de clitoris arrachés, sales et ceinturés de plastique pour embarquer sur des cercueils de bois, où crever dans les barbelés de Ceuta. Il n'y a là que des Hommes, aspirés par l'instinct inaltérable de survie.

Commissaire, croyez tout autant qu'il n'existe pas non plus de "méchants groupuscules", veules, fourbes et incitant à la mutinerie des matelas. Mais seulement des Hommes, inspirés par l'instinct intarissable de justice.


*"Quand les lois seront justes, les hommes seront justes". Commissaire, si vous n'étiez qu'un mauvais mais vouloir échapper à son histoire, l'a rendra plus sale.

*Alexis de Tocqueville
*Anatole France



Posté par carlogiuliani à 23:33 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 août 2008

Nathalie Ménigon


nathalie_menigon_photot_le_figaro

























Nathalie Ménigon est libre. La main bousillée et le souvenir lent.

Il faut voir la gueule moche que le pouvoir rend à ceux qui s’opposent à lui. Il faut voir Joëlle Aubron cracher sa crasse dans les geôles françaises avant d'en crever. Il faut voir Marina Petrella, violée par la parole reprise et à qui on offre désormais la pitié.

Il y a dans la mer des hommes buvards. Gorgées d’une eau salée et de pourvois assassinés. Mais l’éclat des hommes gras fait plus de bruit que le plouf des corps qui se noient.
Il y a dans nos usines commerciales des corps désarticulés. Par le manège des tapis roulants et de ces chimères inaccessibles.
Il y a toutes ces carcasses, celles des prisons et puis il y a celle du général Audran. Pour avoir commercé les armes de l’Etat français, Action Directe l’a abattue. Froidement et sans que les caisses d’armes made in France, ne cessent pour autant d'arriver aux mains des potentats fantoches des démocratures mondiales.


Qu’importe, le fracas des usines que l’on dynamite résonne toujours plus fort que celui des pays que l’on assèche. Et lorsque les plus pauvres viennent à mépriser les plus faibles, le consortium capitaliste atteint sa jouissance mécanique. Même pas un râle. Seulement le bruit de la caisse enregistreuse et des bottes. 

*« Il savait depuis toujours – son père, qui le tenait de son père, lui avait mis ça dans le sang – que les pauvres font de leurs mains les canons pour se faire tuer mais que ce sont les riches qui les vendent »

La coordination des « fièvres » se propagera toujours moins vite qu’un disque de Madonna.


Il suffirait de savoir quoi vomir en premier, pour avoir le ventre moins lourd.

Alors dans ce monde simplifiée, pour mieux le rendre flou, comprenez combien il est aisé d’étiqueter Action Directe en groupuscule « terroriste ». Et dans un même sac retrouver, Al Quaeda, l’ETA, l’IRA, le FLNC, les FARC et même l’armée des ombres du sous commandant Marcos. Et ceux aux seules raisons que le corps majoritaire se substitue aux alternatives privés.

A singer ainsi l’histoire il faut parfois se demander si, de forces disproportionnées et pesant le poids des 21 grammes d’une âme qui meurt, si, les membres d’Action Direct n’avaient pas raison.

Arriver aux abois de la balle dit pourtant combien le monde anormal nous a rendu chiens. Mais pour des gamelles de quoi devrions nous pleurer les corps gras abattus?

Souffrir de la patience et du consensus doit il pour autant entretenir ce que l’on exècre des puissances et des consortiums militaro-industriel ? Ce droit de vie et de mort.

Il n’y a probablement que le regret qui ne peut s’appeler combat.


Nathalie Ménigon est libre désormais. Revenue des réduits clos jusqu'ici. Dans notre immense espace de démocratie carcérale. 

* Japrisot - Un long dimanche de fiançailles

Posté par carlogiuliani à 17:04 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1