kidnapping













De qui es tu l’otage ?

L’opacité c’est le sursis des barbouzes. De ces hommes qui brief les rescapés dans l’avion du retour. Ceux là même qui espionnent nos ordinateurs, préservent le putain de patrimoine économique et qui voient en nous des petits gauchistes impubères, au nez qui pisse le lait de discours rouge et noir, ignares de la robusteste d'un Ak47.

Mais toi de qui es tu l’otage ?

L’opacité c’est le rebut absolue contre ceux qui exercent le secret, aux fins d’exercer d’avantage de pouvoir.

Et nous voilà désormais otage de l’émotion. Aujourd’hui Ingrid à passer des tests à l’hopital du Val de Grâce. Il y avait des gardes du corps, des sirènes, des curieux retenus aux grilles, des vitres teintées, blindées, la télé, nous derrière la télé et même un médecin.

A tout dire on se fout royalement de savoir que 20 millions de dollars soient définitivement perdu dans la jungle. D’une main sale à une autre le fric finie par avoir le même aspect.

Car bien sur il n'y a pas de prises d'otages sans ravisseurs et l’excuse marxiste des FARC relève beaucoup du foutage de gueule tant on n'imagine guère cette formation ne se nourrir que des pages du Capital. Pour autant il n'y a pas de ravisseurs sans raisons et c'est bien là le mépris de l'histoire, de ne regarder ceux qui gravitent que comme des parasites d’un ordre qui, parce que établie, s’arroge de légitimé.

Mais qu’est ce qu’une démocratie occidentale sinon l’enfant bâtard de centaines de conflits violents et injustes ?

Le narcotrafic, le racket, le kidnapping sont autant de preuves tangibles si l'on exclu ceux qui ont achetés le militaire, ceux qui contrôlent les stratégies et finalement la morale du bien et du mal.

Tout cela ne se résume finalement que dans une simple opposition droite-gauche. Pour bien comprendre, il n’est pas question de soutenir ici les croix de feux et de baigner dans cette évidence qu'il faille faire basculer les pouvoirs par la force, tant ce bout de programme ne regroupe que des antagonismes. Il n’est pas question non plus de victimiser la victime mais bien ceux qui se disputent un rôle autour de ça. Parce qu’il semble être le meilleur moyen de ravir à l’opinion son attachement et de lui cacher ses crasses dans un océan de larmes.

Ainsi, nous pouvons dire notre soutient aux les Zapatistes. Voilés pour apparaitre aux yeux des gouvernants. Armés pour faire le 20 heures et profondément révoltés pour crever dans l’anonymat de leurs luttes. 

Ainsi JE soutiens le combat d’une Irlande libre de ses 6 comtés. Et pour ce qu’elle gagne à cracher sur la dame de fer, je soutiens ce combat quelque soit les moyens utilisés. Pour peu qu’on puisse enfin comprendre, que la violence c’est aussi le désintérêt des autres.

Pour autant, nous n’affirmons pas être en dehors de cette démocratie. Qui nous a permise d’écrire ce post. De précariser nos frigos. De précariser nos cerveaux. De choisir des représentants aigris de ce gris qui les envahi de partout et de régner à notre tour...par dessus un clavier de l’ordinateur.

Tranquille, otage conscient-complice.


La démocratie n’est qu’une trêve pour riches à laquelle les plus pauvres ont donné le nom de paix. Avec sa morale qui voudrait gangréner le monde. Avec ses organisations mondiales de coquilles vides, ses urnes, ses macdonalds, ses chants et ses barbelés. Dans la longue histoire d'un colonialisme occidentale, pervers et polymorphes.

A vrai dire il n'y a probablement pas de combats juste. De luttes charitables et honorables pour ses factions qui empruntent encore trop au plastique et à la religion. Dérive qui perdurera tant que la mainmise de la faction capitaliste armée de ses billets verts et de ses lois de blancs, opposera chaque fois son veto. Nous maintenant otages de sa bulle démocratique et de sa soif de liberté...que seul coca cola saurait pouvoir étancher.

Et toi, de qui es tu l'otage?