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Voilà, le Grenelle de l'Emmerdement est passée, comme une saison déglinguée, laissant des souvenirs impérissables au gravier de l'Elysée, qui n'avaient pas vu passer autant de bagnoles depuis longtemps. Les faucheurs refuseront de se nourrir et à la moisson suivante, des champs aux épis polluées, se verront encerclées de hordes de gendarmes IMmobiles.

Voilà, La conférence de Bali à pondue ses exagérations de mots et le slip de bain du dipsomane Borloo s'est affichée dans tous les 20 heures. Madame Schonberg saura apprécier autant que les petits Bangladis qui lentement, apprennent à vivre les pieds dans l'eau sale des riches.

Voilà c'était 2007 et avant hier, le baril de pétrole atteignait la symbolique barre des 100 euros. Elle n'effraiera que la France qui se lève tôt et se couche bien tard, dans les vapeurs nocives du film de deuxième partie de soirée.
Et le gouvernement, cerné de lobbying, n'en fera rien. Il en est ainsi de ce pays, qui, lentement, se regarde crever. Qui dès que le sol sera sucé jusqu'à la moelle, finira d'abandonner la masse qu'elle a accoutumée, à regarder, imperturbables, les prix s'envoler.

Dans la foulée et comme une réplique sismique du capitalisme qui s'ébranle, le Paris Dakar, pogrom capricieux d'occidentaux, s'auto annule sur fond de menace terroriste d'Al Quaeda. Fusse t'il toutefois nécessaire de rappeler que le terrorisme, n'est qu'une attitude d'intolérance, une politique de terreur à l'égard d'autre et que finalement, un terrorisme qui repeint ses pares chocs du sang de l'Afrique, en à fait fuir un autre.

Demain les organisateurs, bien penauds devant leurs financiers, chercheront à s'écarter des routes d'Afrique devenu trop dangereuses pour les bourrins en grosses cylindrées. Ils iront peut être coloniser d'autres terres. L'Asie, le Moyen Orient ou, plus probablement, l'Amérique du Sud. La Pampa des évadés fiscaux.

Combien de routes encore à dégueulasser à 200kmh, dans une nuée de poussière et de particules toxiques?

Si nous pouvons nous gausser des dernières news, car lorsque le système se tire une balle dans les pieds, nous nous gaussons derrière nos écrans, nous rions jaune. Jaune comme le logo de Renault qui annonce une augmentation de 2,2% de ses ventes pour l'année 2007. Le monde est ainsi fait qu'une bonne nouvelle, qui inviterait les gouvernants à extraire de leur moelle l'once d'imagination qui leur manque tant, est aussitôt renversé par le lot des insanités économiques. On vend des bagnoles, c'est comme ça.

Et le monde de 2008 repart inexorablement en arrière. Les Etats Unis d'Huckabee ou d'Obama, savent pertinemment qu'ils cachent des réserves inépuisables de cette misère noire que représente le pétrole. La Chine gardent précieusement en otage le mot développement et la France, pour ne citer plus qu'elle, laisse NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet) nous dire que le bonus malus est une des armes (de destruction massive) que développera la France sarkozienne pour lutter contre le réchauffement climatique. 

Combien de conférences en consommation de salive, de papiers, de bonnes joutes, d'arrivée en berline sur du tapis rouge et de promesses par dessus les braise des fondations (car la maison qui brulait hier à finie par cramer).

Il y a quarante ans mourraient entre deux pavés, mai 68, fièvre éparse, et déjà certain demandait de l'imagination au pouvoir.