200px_Benazir_Bhutto

Alors voilà t'es morte. Dans l'espoir. Dans l'attente sous jacente. Dans le bruit, les vivas et dans l'immaculée de ton voile, que ton ennemi à transpercé d'une flèche mortelle, juste avant de se déchirer. Des lambeaux de toi dans cette rue poussièreuse. Des lambeaux de lui aussi. Des lambeaux de vous qui se mêlent par dessus le chaos.

Un homme à tué une femme dans le probable espoir d'en croiser 70...c'est fou!...non?

Alors voilà t'es morte comme d'autres à qui, brutalement, ont a retiré la vie. A bout portant. Et comme portant le bout de l'histoire. Lorsque TOUS les hommes ne postillonneront plus que la bave de leurs canons. T'es morte sans que l'on sache ce que tu voulais vraiment. Sans que les soupçons de corruption et d'abus de pouvoir ne se dissipe autour de toi.

T'es morte, parce que la religion c'est aussi l'abîme du peuple. Là où les humanités puisent de quoi se dédouaner. De quoi interdire, de quoi conspuer, de quoi flageller et de quoi se ceinturer de bombes. Et tout cela est inscrit sur des pamphlets aux phrases rouges écarlates. Mais dans l'abîme, dans la pénombre de cette obscurantisme...que peut t'ont bien pouvoir lire?

Un homme a dit l'autre jour "face à l'effacement des repères, face aux bouleversement que connaissent nos sociétés nous avons besoin de la contribution de l'Église catholique, comme celle des autres grands courants religieux et spirituels, pour éclairer nos choix et construire notre avenir"...c'est fou tout de même!   

T'es morte à cause de ses gens là aussi. Qui t'avaient mise là. Avec ton aval. Pour une bien courte procession funèbre, qui devait te mener au pouvoir. T'es morte parce que pour revoir ton pays, tu as pactiser avec ton ennemi.

T'es morte sans que l'explosion ne puisse sectionner les ficelles de ceux qui te maintenaient en "femme fantoche". T'es morte, dame, courtoise, bourgeoise, respectueuse du capital religieux et de la religion capitaliste. T'es morte avec des charniers dans la bouche comme convictions.

T'es morte parce que le Pakistan se trompe. Et que bien entendu, cette tromperie est internationale.

T'es morte et BHL, derrière ses intelligences capitonnées, s'offusque. Exigeant des puissants d'interrompre la cuisson de leurs dindes, pour venir porter ton cercueil aux bouts de leurs petits bras.

T'es morte sans qu'il ne puisse n'y avoir, jamais, un avant et un après Bhutto. Car le monde riche, de tout en haut des cartes, décide, seul, de quand l'histoire se met en mouvement. Il y aura simplement d'autres morts. D'autres kamikazes. D'autres marionnettes et d'autres "Busharraf".

Un homme a tiré sur une femme...c'est dingue mais c'est comme ça!