02 décembre 2007

Vladimir, Hugo et François vont à la chasse

Aujourd'hui c'est jour d'élections. Du Caucase au Vénézuela en passant par la Seine Saint Denis, les gens sont appelés à bourrer des urnes. Car c'est bien de cela qu'il s'agit. Combler des espoirs d'hommes déçu, en leur signant des blancs seing.


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Et certains de ces hommes, voulaient pouvoir passer outre la rigueur des joutes démocratiques. Arrachant jusqu'aux rideaux des isoloirs, pour regarder dans les yeux, ceux qui leurs opposaient encore des poussières de résistance. Une pleine poignée de poussières jetées aux yeux de son ennemi, n'a jamais produit que quelques larmes. Sauf que dans ce pays, où le vote n'était que la négation de ses droits, il y avait longtemps que l'on avait apprit à ne plus pleurer.
Tout juste, pour plus tard, rigolera t'ont de ce personnage de Sweig, qui avait rendu nul son bulletin. Inscrivant en lettres noires, son échec. En réalité un appel aux secours, qui n'avait jamais pu se faufiler aux travers des oléoducs, qui réchauffaient si bien l'Europe.
Il y avait quelque chose de comme du passé. De celui qui devait faire table rase. Mais sans la serpe. Sans le marteau. Juste sous les néons froids d'une enseigne mondialiste, une douille entre les mains.

Chasse à l'homme?



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Et certains de ces hommes, voulaient pouvoir passer outre le nombre des années vieillissantes. S'arrogeant d'être encore un guérilléros, convaincu de leurs missions. Ils promettaient beaucoup. Des avancées sociales, en forme de propriété collective. Des fins de règne financier par nationalisation et même des états d'urgence...forcément liberticide.
Ces hommes là, réclamaient que l'ont puissent leur dire "Si". Ils avaient pour cela mis sur la table des négociations, 69 amendements. Et le pays devait pouvoir se contorsionner, pour comprendre ce maelström politique.

Car qui bien malin celui qui pouvait savoir, s'il voulait le beurre et la matraque en même temps.

Il y avait quelque chose de malhonnête là dedans. Comme au temps de ,  Et même du chantage. Et celui ci disait, que les pipelines pouvaient retenir l'or noir, si l'ordre en était donné.

La révolution bolivarienne avait elle aussi sa part de schizophrénie, dans des contradictions toutes capitalistes. Et des pétros-amis également, qui estimaient que dans leurs pays, aucun homme ne pouvait en aimer un autre.

Chasse aux sorcières?




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Et certains de ces hommes, voulaient passer outre les clivages. Chevauchant des raisons romantiques et des chevaux blanc pour cela. Parce que dans ce pays, un homme tout puissant, et pourtant si petit, menaçait d'un coup de sabot, de tout réduire en poussière. Par le jeu d'une rupture des cervicales. Ne plus pouvoir se tenir debout pour s'opposer. Par le jeu des ouvertures aussi. En réalité des courants d'airs, pour que tout le monde puisse tomber malade. Grosse fièvre et impossibilité de bouger du lit. Ces hommes là, répétaient à qui voulaient bien l'entendre, qu'ils allaient former un commando de transformation sociale. Comme nous aurions pu imaginer à l'époque, des giscardiens prendre le maquis. Sans savoir où vraiment aller.
Ces hommes là n'avançaient que dans un no man's land. Un désert de propositions. Pourtant ils s'exprimaient si bien. Mais finalement comme les autres. Avec cette volonté molle en plus, qui faisait sourire le plus puissant du plus petit des dirigeants.
Il y avait quelque chose de pathétique dans l'ascension de ces hommes. Comme au temps des corbeaux de Bucarest, qui par dessus leurs balcons, se donnaient des coups de coudes, en espérant que la foule veuille bien les épargner. Et la chute se promettait d'être autrement plus dure...même à l'égard des plus mous d'entre eux. Il fallait immédiatement partir en quête, avant que tous ne constatent, que la coquille était vide.

Chasse qui peut?

Posté par carlogiuliani à 18:14 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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